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Téléphonie mobile

Cela fait maintenant 3 ans qu’un BlackBerry Q10 peuple mes poches pour mes besoins de communication en mobilité, et même si jusqu’ici celui-ci a plutôt honorablement résisté pour son âge, quelques petites incompatibilités à l’évolution de notre monde (il me fait quelques caprices sur Let’s Encrypt) et surtout l’abandon presque annoncé du BlackBerry OS 10 qui le fait avancer, fait entrevoir un avenir sombre à mon compagnon de route.

Avec mes exigences particulières, qui visiblement m’abonnent aux systèmes mal-aimés (Le prédécesseur de mon Q10 était le vénérable Nokia N900), la question de cette succession s’avère vite délicate.

Le trio gagnant

Même si j’ai souvent un certain mal à l’avouer, il faut bien reconnaitre que le marché de la téléphonie mobile en 2016 se résume à 3 acteurs … quand il n’est pas simplifie au seul duo de tête.

Google domine le marché avec Android décliné sur toute la diversité des constructeurs, confortablement suivis par un Apple élitiste. Microsoft arrivant à se maintenir en lointain 3éme de ce classement.

Google : Android

J’aime pas Android

Je n’ai jamais eu de téléphone sur Android, et je compte globalement m’y tenir. Un peu par principe (il faut le reconnaitre) mais aussi car malgré toutes les qualités associées à ce système je lui trouve aussi beaucoup de défauts.

Si on trouve une très grande diversité de téléphones sous ce système, beaucoup semblent presque considérés comme du consommable au prix parfois serré, l’évolution de l’OS n’étant finalement, souvent, jamais envisagé. Seul le haut de gamme ayant, parfois, une chance d’échapper à ce phénomène.

Et encore, alors qu’à la rédaction de cet article, nous sommes à l’air de Android 6, et que son successeur ne va pas tarder à arriver, on trouve encore en vente dans le haut de gamme (oui, un téléphone à 600€, pour moi c’est du haut de gamme) vendu sous Android 5, sans s’assurer qu’il sera un jour mis à jour.

Un système OpenSource

Je ne pourrais que difficilement passer à coté de l’aspect OpenSource de ce produit. Ce qui permet notamment l’existence de version alternative telle que «Cianogen» ou «Reblican».

Mais si Android est incontestablement en Open Source, j’ai du mal à le considérer comme Logiciel Libre.

Google fonctionne finalement toujours plus ou moins de la même façon : Ils offrent des services (dont le système Android) en échange de données récoltées sur l’utilisateur pour créer des profils marketing et offrir leurs services comme annonceur publicitaire.

C’est en suivant cette technique qu’ils sont aujourd’hui l’une des plus importantes entreprises de notre monde.

Les versions alternatives, dont la compatibilité avec le matériel trop récent n’est pas assuré, peuvent permettre de s’affranchir en partie de la main mise sur leur système par le géant Google et de sa manie du profilage. Mais cela n’est-il pas au détriment d’une certaine facilité d’utilisation et d’une certaine sécurité ? Et à condition que les sources fournies par Google aient bien été nettoyé par ces différents projets.

Mais d’autres parlent mieux (et bien moins négativement que moi) de ces alternatives, Genma par exemple

Microsoft : Windows (Phone Édition ?)

J’ai exprimé il y a peu tout l’amour que je pouvais avoir pour Windows (sur ordinateur) et partant de ce constat Windows (sur téléphone) me laisse pour le moins septique.

L’interface est vendue comme relativement novatrice, et je serais curieux de pouvoir l’essayer en profondeur. Mais à en écouter les différents utilisateurs, présent ou passé, de ce système, l’interface ne serais pas finalement une si bonne idée.

Comme pour son copain pour les ordinateurs de bureau, pourquoi pas à essayer en milieux professionnel … mais c’est un téléphone personnel que je cherche ici.

Apple : iOS

Un défenseur des logiciels libres et des libertés numériques peut-il même envisager pouvoir utiliser du matériel Apple ? Pour certains, dont le célèbre Richard Stallman la réponse est clairement non.

La Free Software Fondation ayant assez logiquement le même type de position donnant même lieu à une campagne anti-iPhone, la recommandation étant alors d’envisager une alternative telle que le Neo FreeRunner

Je ne contesterais pas que l’appareil est verrouillé sur de nombreux points, qu’il n’est pas possible de passer nativement par des sources logicielles autre que l’«App Store», que ce store est même incompatible avec la GPL v3 (qui ne fait pas elle même l’unanimité) et que la bidouillabilité en est finalement assez limité.

Vie Privée

Malgré tout cela Apple s’affiche et s’engage très clairement en faveur du respect de la vie privée.

Leur activité étant, contrairement à Google par exemple, la vente de matériel

Les options de vie privée, sans être inactive par défaut comme sur FireFox OS, sont largement configurable. Un peu d’attention, et un tour méthodique des paramètres est à faire pour les applications systèmes, mais le tout est assez clair, et on peu restreindre les accès à de nombreuses fonctions, même pour le systèmes.

Pour les applications installées, on configure au cas par cas les accès aux différentes ressources fournies par le système. Le tout avec une question claire et un vrai choix à faire, les options de validation, ou non, étant toutes deux clairement affichées. Seul point non configurable ici : restreindre totalement l’accès au réseau pour une application (on peu juste l’empêcher d’utiliser le réseau mobile).

Un appareil iOS étant tout à fait capable de fonctionner sans son iCloud, la réactivation forcée n’y est même pas incité, comme ce que j’avais pu voir sous Windows 10.

Une question d’ergonomie

Contrairement à la machine sous GNU/Linux que j’utilise pour taper ces lignes, ou chaque application semble arriver avec sa propre vision de l’ergonomie, les systèmes Apple offrent une cohérence visuelle et fonctionnelle qui semble sans faille. Tout les détails, aussi bien logiciels que matériels, semblent être soigneusement travaillé pour être fonctionnels et agréable à l’œil.

Une ergonomie, qui même si elle est très figée, en est reposante par sa régularité.

Les outsiders

Même si le Neo FreeRunner est aujourd’hui depuis longtemps mort, et que jouer l’alternative m’a par deux fois obligé à remplacer mon téléphone un peu prématurément, il est toujours intéressant de regarder ce qui se fait hors des grands ténors du domaine.

FireFox OS

J’ai fait, ici même, une série d’article sur cet OS que j’ai utilisé.

Le développement du système s’en est aujourd’hui ralenti, le succès commercial n’ayant pas été rencontré. Le système manquant d’une certaine maturité.

J’en utilise toujours un en téléphone secondaire, mais je ne le vois pas assurer mes besoins en téléphone principal.

Ubuntu Touch

C’est une adaptation sur mobile de la distribution Linux Ubuntu, … que je n’utilise plus depuis déjà plusieurs années sur mon ordinateur, et je n’ai pas plus que ça d’intérêt à le retrouver dans ma poche.

Il semble naissant depuis plusieurs années maintenant, et le nombre d’appareil le supportant est plus que limité (peu être même un unique modèle ?).

Jolla

Créer par des anciens de chez Nokia, ce pourrais être le successeur du N900. C’est une alternative qui semble intéressante sur le papier, et cela pouvais faire parti de mes candidats dans le domaine des systèmes originaux.

Mais aujourd’hui la société est entre les annulations de produit et les ruptures de stock de leur quelques téléphones.

Seraient-ils morts avant que j’y passe ?

J’espère pour eux que non.

Tizen

Je garde le plus prometteur pour la fin : Tizen. Dernier né de la famille des Meego / Maemo qui propulsais le N900, c’est un système supporté par Samsung, en peaufinage depuis de nombreuses années.

Si aujourd’hui on ne trouve que peu de modèles sous ce système, le constructeur / développeur a de quoi en faire une alternative viable au vue de la population qu’elle est susceptible de toucher.

Pas pour cette fois-ci … mais pourquoi pas pour la prochaine. Dans quelques années, quand les choses aurons eu le temps d’évoluer

Finalement …

Pas tout à fait en phase avec mon coté libriste militant, ou en tout cas l’image très stallmanienne que l’on veux y donner. Mon choix va aujourd’hui vers Apple et son iOS comme étant le meilleur compromis pour mon usage mobile.

Cela pourrais être vue comme la «moins pire des solution», compromis entre l’utilisabilité, la pérennité estimée de la plateforme et la politique affichée du développeur.

Je privilégie ici une meilleure cohérence et intégration du système, même si cela se fait au détriment d’un certain coté figé.

Windows 10

Windows_logo

Oui, je sais, moment de faiblesse.

Mais pour moi le côté sectaire de nombreux libristes apporte plus de négatifs que de positifs. Et avoir l’ouverture d’esprit de regarder ce qui se fait dans d’autres mondes me semble une chose bénéfique.

C’est donc dans cette optique de curiosité que j’ai installé, le plus respectueusement du monde, un Windows 10 dans une machine virtuelle sous mon Linux.

Booster au Daft Punk (je fais aussi de la découverte musicale), c’est armé de QEmu-Kvm que je m’attaque à cette installation. Je n’utilise pas virt-manager, ayant une préférence pour le travail fait à la main dans ce type de bricolage (si je devais vraiment faire les choses sérieusement, il en serait autrement).

Je crée un disque virtuel pouvant monter jusque 100 Gb, de quoi mettre le système un peu à son aise si je pousse un peu mes expérimentations. Je prends une image ISO officielle, directement chargée du site de l’éditeur, et me lance dans environ 20 minutes d’installation. Je n’ai pas de numéro de licence à fournir, et indique simplement d’ignorer ces étapes (il le demande deux fois).

Tout aussi religieusement, je vais explorer les méandres de l’assistant d’installation pour déconnecter une à une les différentes options d’«optimisation de l’expérience utilisateur» qui transmettent décidément beaucoup d’informations à Microsoft, et passe à coté de l’insistance du système à m’identifier par un compte utilisateur.

Après quelques messages m’invitant à patienter (et donc à profiter de ce qui reste de puissance de ma machine pour flâner sur le web), j’arrive sur le système

Bureau de Windows 10 (presque) sortis de la boite.

Bureau de Windows 10 (presque) sorti de la boite.

Quelques réglages de résolution, un peu d’exploration et je lance les mises à jour du système. Je configure correctement le clavier. Et j’arrive vite à une installation viable.

Le tout est propre, sobre, voire minimaliste. Une cohérence plaisante à l’œil.

La maitrise esthétique est millimétré, les premiers pas donnent une impression de cohérence, d’unité minimaliste. J’aime beaucoup personnellement.
Le menu «démarrer» évolue, devenant un compromis intéressant entre le menu classique, et les tuiles difficilement introduitent dans la version précédente.

Comme cela avait déjà été fait avec le vista / seven, cette version semble être la version largement terminée de Windows 8.

Oui mais ?

Ho oui, j’avoue qu’une telle interface est plaisante, et que j’apprécierais d’avoir quelque chose qui atteigne cette cohérence (du moins apparente sous ce système) sur ma Fedora.
Mais sans même y avoir passé plus d’une heure, j’en arrive à l’overdose.

J’ai déjà l’impression de passer mon temps à lutter contre le pistage et la mise en ligne de mes données. Le sentiment de fuite de données me semble tel que j’ai déjà l’impression de «payer» ce système juste avec mes données personnelles.

Ho, la plupart du temps, l’option pour ne pas utiliser de compte, ou limiter un peu la fuite de données existe.
Mais le tout est sournois. Toute cette maîtrise de l’ergonomie semble ici utilisée pour rendre juste assez invisible ces options.
Les informaticiens pointilleux et soucieux de leur vie privée trouveront assurément ces options, mais tout est fait pour que l’utilisateur moyen ne voit qu’une unique possibilité, sans même la vision d’une alternative.

J’en arrive à avoir le sentiment qu’une version déployée en entreprise (à ne pas confondre avec une simple version professionnelle) aurait finalement une meilleure chance d’être respectable, étant alors plus profondément modifiée pour éviter la fuite de toutes ces données, pouvant être tout à fait inacceptable pour l’entreprise.

L’utilisation d’une version d’entreprise ne sera de toute façon pas vraiment le choix de beaucoup de membres de grandes entreprises ou de grands groupes.
Mais l’utilisation d’une version grand public, qu’elle soit familiale ou professionnelle, me semble être bien trop peu sous la maîtrise de qui que ce soit à part l’éditeur pour être même tolérable.

Logique.
Oui, mais il est toujours bon de le vérifier et de se faire sa propre idée sur ce type de questions.
Ne pas simplement rester sur ces à priori.

Je ne sais plus utiliser Windows

Cela fait maintenant 10 ans que je suis utilisateur de «Linux». Et en tant que dépanneur informatique officiel de la belle famille, j’ai eu il y a peu mon avis à donner sur les ordinateurs, Windows, de deux de mes cousins par alliance.

Les ordinateurs, dont les antivirus n’ont plus d’abonnements depuis plus d’un an maintenant, souffrent de divers dysfonctionnement et ralentissement. Le diagnostic est simple, la solution moins.

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GitHub Desktop & Malware

Je suis en ce moment à la découverte de GIT, et essaye aujourd’hui de le faire fonctionner sous Windows, si possible avec une jolie interface graphique simple et fonctionnelle.

Après quelque recherches j’arrive sur un «GIT Portable for Windows» qui apporte les outils utiles, et deux interfaces graphiques un peu austéres, et sur «GitHub Desktop»

Avec quelques résistances je passe au dessus du coté bien proprio et du système de chargement des binaires hors standards. L’interface ressemble trop à ce que je souhaiterais avoir.

Téléchargement — Erreur — Recherche — Essais — «Download of malware content has been blocked»

Ha ?

On évite les bétises et on recherche une autre solution agréable … libre cette fois