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BASIC

Le langage de programmation BASIC a 53 ans.
Un langage populaire, et à une époque largement disponible, qui a la réputation d’être le langage de programmation qui a donné le plus de mauvais programme. Un langage simple, de haut niveau, qui, sans les faire nécessairement bien (je suis moi-même auteur de quelques affreusetées logiciels dans ce langage), permet juste aux utilisateurs de faire leurs programmes, de concevoir, bien ou mal, les bouts de codes dont ils ont besoins.

Ordinateur de poche

C’est pour moi le symbole d’une époque révolue où, loin des «stores» et des communications à hautes vitesses, les gens, même non informaticiens, pouvaient créer, et échanger, leurs petits bouts de code sans prétention. Où l’on livrait les machines avec à peine plus que quelques applications de base et surtout un langage de programmation accessible et un interpréteur pour ce langage.

Où est aujourd’hui ce monde ?

Savoir écrire …

Je m’étonne de n’avoir jamais parlé ici du rapport très particulier que j’ai avec l’écriture, à la fois conflictuel et consensuel.

Les lettres en elles-mêmes ne sont que des petits dessins standardisés, et à l’occasion stylisés. Mais c’est quand elles s’assemblent que tout se complique.

Le mal des mots

Un même mot a de nombreux aspects que j’aborde de façon tout à fait différente, certains avec un intérêt particulier, pouvant mener au perfectionnisme, d’autres avec de réelles difficultés, parfois quasi handicapante au quotidien.

La graphie est une chose que je trouve intéressante, la combinaison graphique des différentes lettres pour former le dessin unique du mot. Le dessin d’un «l», pour ne prendre qu’un exemple, n’est que rarement isolé, et se combine souvent avec la graphie des lettres suivantes et précédentes. Et mise à part quelques systèmes tels «LaTex», qui apportent un rendu très travaillé sur la police de caractère, c’est souvent au papier et stylo, voir à la plume que l’on a la liberté suffisante pour exprimer cet aspect de l’écriture.
L’écriture mécanisée ou informatisée a pour elle la «typographie» : Les subtils usages de caractères de ponctuations, de casse et d’espaces, qui dans cet univers de conformisme graphique, structurent ces petits symboles afin de rendre le tout plus cohérent, linaire et agréable à lire.

Hors du cadre de l’écriture, le sens des mots, les images qu’ils expriment, le sens qu’ils véhiculent et l’histoire qu’ils racontent, ce qui est pour moi leur sens premier, celui du langage, est aussi tout à fait intéressant. Un bon assemblage de mot, d’idée, de concepts, une jolie histoire, ou un joli discourt est une chose qui peut être fascinante, et notre monde compte et a compté d’extraordinaires compteurs, qui ont cet art de savoir tricoter les mots.

 

Mais a coté de cela, il y a mon ennemi, ma bête noire. Ces innombrables règles à la logique pleine d’exception. La conformité des mots, et leur altération provoquée par leurs voisins, que sont l’orthographe et la grammaire, sont ces choses qui me font détester l’écriture.

Orthographe

Je comprends leurs importances et leurs nécessités. Je comprends qu’elles répondent à ce besoin de cohérence, de conformité nécessaire à une bonne lecture, au même titre que la typographie (elle-même largement plus négligée).

Un point souvent présenté comme l’unique point d’importance, masquant par lui-même toutes les autres beautés possibles de l’écriture.

Mais c’est pour moi un véritable point de difficulté et même souvent de blocage. La simple faute d’orthographe, ou de grammaire, justifiant à elle seule le rejet du tout, incluant toutes les subtilités graphiques, et surtout tout le travail de transmission d’idée et d’information que peut contenir l’écrit.

Mais tu es intelligent !

Voici souvent une remarque à la quelle j’ai droit : Le bon respect des règles orthographiques et de grammaires serait un moyen de mesure globale de l’intelligence. Et donc si l’on est intelligent on est capable de respecter sans fautes ses règles.

Je ne parle pas ici d’écriture phonétique (type «SMS») ou d’usage d’un nombre limité de mots, mais bien uniquement de faute d’orthographe et de grammaire.

NON ! L’intelligence ne se mesure pas uniquement au niveau d’orthographe. Elle a de nombreuses formes, de nombreuses façons de s’exprimer, de se montrer.
Ma pratique de la graphie et de la typographie sont des signes d’intelligences que les gens montrent peu. La construction de mes argumentaires, de mes analyses… de l’histoire racontée par ces écrits, sont des signes d’intelligences.

Cause, Conséquence et Solution

Je n’ai pas d’idée précise de la cause de ces difficultés en orthographe, je sais juste que je ne suis pas seul [1] à avoir des difficultés, et pour qui c’est une gêne [2]. Et je peux juste supposer que c’est une carence au niveau de mon éducation, sans pouvoir préciser d’où cela vient précisément.

Je travaille à être plus attentif à ce que j’écris, au respect de ces règles, et j’en vois même les résultats en relisant certains de mes écrits datant de quelques années. Mais même avec l’utilisation, parfois lourde et ralentissant, des correcteurs orthographiques (simples ou avancé) il subsiste des fautes, des erreurs, des coquilles. Qui sont traitées avec une violence qui n’a d’égal que mon incapacité à pouvoir les détecter.

Écrire ou ne pas écrire ?

Vu mes réelles difficultés en grammaire et en orthographe, malgré les assistances informatisées que j’utilise massivement, et malgré les assistances humaines (à la disponibilité logiquement limitée) que je peux avoir. J’en arrive souvent à devoir faire un choix : Accepter d’écrire avec des erreurs d’orthographes et de grammaires ou ne simplement pas écrire.. Surtout quand le temps disponible pour créer un écrit est limité, ce qui est de plus en plus le cas dans notre monde de l’information à haut débit.

Mais dans tout cela, j’aime écrire. J’en suis, dans un certains sens une sorte d’amoureux qui en pratique de multiples formes. Qui navigue de la plume au bépo, du Moleskine au LaTeX, comme un amoureux de l’écriture dans une vaste variété de ces formes … Mais c’est une autre histoire.

Soirée électorale

Ho les médias s’en donnent à cœur joie, les élections présidentielles sont autant d’audience assurée pour ces quelques heures de direct … pour dire peu de choses.

Les journalistes se battent entre sondages, estimations et prévisions diverses, dans les quels pourraient même, peut être par erreur, se cacher quelques véritables résultats.

Ou assiste à un combat acharné pour donner du sens et de la consistance au peu de résultat à disposition, pour avoir la primeur d’une information qui n’existe pas encore, pour aller plus vite que le temps nécessaire.

Parfois quelques informations intéressantes arrivant à se perdre ici ou là. Agrémenté des perspectives sur le second tour, et des interventions des nombreux candidats.

C’est pour moi toute l’illustration de cette manie moderne où la vitesse de l’information prévaut sur sa fiabilité.

Au moment ou j’écris ces lignes, les estimations télévisuelles (de France télévision) indiquent E.Macron en tête du second tour avec 23,9% face à M.Le Pen avec 21,7%.
À 23H00, les résultats réels basé sur les 67% des suffrages aujourd’hui comptabilisé indiquent eux M.Le Pen en tête du second tour avec 23,4% face à E.Macron avec 22,9% – Des résultats quelques peu différents.

Votez

Aujourd’hui est un jour important.
Celui du devoir citoyen, choisir le meilleur, ou peut être le moins mauvais. Exprimer une petite voie pour faire basculer le choix.

Entre apparence, faux semblant, manipulations et promesses intenables ou fantaisistes. Faire basculer le choix de notre avenir dans se monde trouble dans le quel nous vivons.

Et même si mon choix ne compte que pour une unique voie, il est important … et difficile à prendre.

Android : La machine

C’est une «Lenovo Tab3 7 Essential», un modèle bas de gamme, présentant des caractéristiques modestes pour un tarif raisonnable, et qui devrait être bien suffisante pour mes essais.

Découverte

Pour moins de 100€ j’obtiens une petite boite, et quelques menus problèmes en caisse qui me rappel, si je venais à l’oublier qu’informatique et grande surface est un mauvais mariage.

  • 1 Gb de ram
  • 16 Gb de stockage
  • CPU Mediatek MT8127 1,3Gzh (Quad core)
  • Android 5.0
  • Écran 7″ 1024×600

Les caractéristiques sont en rapport du prix.

La boite contient sobrement : La tablette, Un chargeur type téléphone portable et son câble USB, ainsi que deux livrets, un pour la garantie, et un démarrage rapide très sommaire.
Sans fioriture, mais l’essentiel honorablement présent. Juste deux étiquettes promotionnelles, mettant en avant les caractéristiques essentielles de l’engin, qui sont dispensables.

Démarrage

La connexion d’un chargeur lui donne un sursaut, m’indiquant alors le niveau de batterie avant de repartir dormir.

Un appui bref la réveille, et la configuration initiale s’affiche.

  • La langue
  • La sélection du Wifi (que j’ignore, malgré un avertissement)
  • Le réglage de l’heure (avec un classement étrange des zones horaires)
  • Mon identité (Nom et Prénom)
  • Quelques questions de confidentialité sur les «Services Google»

Cette configuration initiale se poursuit par la demande de création d’un compte chez le constructeur (ce que je ne fait pas).

Petit tour du propriétaire

Bon, ça y est, après deux heures de déballages, à prendre des photos et à rédiger ces petites lignes (en essayant de les rendre digestes malgré leur intérêt) me voici enfin arrivé sur le système. Et même si pour le moment c’est tout joli, tout fluide, il faut bien avouer que ça fait pas grand-chose …

On trouve une flopée d’applications de toute sorte (dont un anti-virus) dont la majorité me demandent de configurer le Wifi. Il faut reconnaître que dans le lot beaucoup sont des applications Google prévue pour fonctionner avec les serveurs de la société (ce qui est on ne peux plus logique).

Mais que me reste il finalement ?

  • Une calculatrice simple
    Pratique. Les tablettes Apple n’en ont pas en natif et c’est un manque, mais ce n’est pas ce qui va m’occuper des heures
  • Chrome – Le navigateur web
    Super … quand j’aurais un serveur web sur la machine. Je sais même pas si ça existe.
  • Musique
    Première bonne nouvelle, et utile cette fois.
    Ça fait un peu gros comme lecteur de musique, et il faut voir si ça gère le FLAC, mais ça peu être utile.
  • Contact – Le carnet d’adresse
    Simple et utile. À voir ce que l’application a dans le ventre, mais ça fait partie des fonctions attendue d’un assistant électronique personnel

Bon, pour le moment, mis à part charger (lentement) elle ne sais pas faire grand-chose d’utile. Mais je ne suis qu’au tout début du potentiel d’exploration de cet univers.

Petit clavier

En attendant de pouvoir trouver comment faire avaler des applications à la tablette en l’absence de réseau (bah ouais, c’est le jeu) j’ai fait une petite expérimentation rapide : J’ai branché un clavier USB (via un petit adaptateur pour que ça se branche sur le connecteur Micro USB).

Et si le clavier fonctionne tout simplement (bon en QWERTY, mais j’ai vraiment pris 25 secondes pour tester), la souris aussi : Un petit pointeur apparais à l’écran et permet de manipuler la bête. On vois que l’interface n’est pas prévue vraiment pour, mais ça fonctionne quand même pas si mal.

Android qui est arrivé à m’arracher un premier vrai sourire. J’ai l’impression que je vais bien m’amuser finalement.

Android

Je suis depuis longtemps méfiant, voir simplement réfractaire à «Android», le système d’exploitation mobile de Google, société qui a des vues sur la vaste étendue de notre vie privée numérique.

Mais réflexion aidant (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit on bien), j’en arrive à reconsidérer quelque peu ma position.
Le marché actuel du mobile se resserre :

  • Apple semble aujourd’hui subir le contre coup de la disparition de son gourou, et manque clairement d’innovation.
  • Microsoft cherche la convergence entre les interfaces pour essayer de tirer le mobile avec le bureau ou ils sont rois. Ceci nous ramenant simplement à mes expérimentations sur Windows 10
  • Il existe bien quelques alternatives mais encore assez confidentielles
  • Une discussion récente (provoquée) arrive à la conclusion que le bon et le mauvais des systèmes Android ne se séparent peut-être finalement pas si mal

Et si finalement mon projet d’assistant numérique moderne se basais sur un Android, plutôt qu’un Gnu/Linux ?

L’exercice est différent, mais finalement presque plus intéressant :

  • Il me permet de découvrir ce système que je ne connais pas, mais pour le quel il regorge aujourd’hui de documentation
  • Une utilisation hors réseau d’un appareil souvent conçus pour ne jamais s’en détacher est un défi intéressant
  • Une petite tablette sous ce système se trouve aujourd’hui à des tarifs raisonnables pour ce type d’expérimentation

Original, ludique, instructif … voici qui me semble finalement un projet intéressant.

Fait le toi même.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai mille idées à la minute, et que mon esprit est parfois très productif. Ho, certaines sont bonnes et d’autres beaucoup moins, mais je suis certains que certaines valent véritablement quelque chose.

La réponse souvent apportée est simple : Fait le ! Mais je ne sais pas faire.

J’ai, avec le temps, un important panel de savoir diffus qui me font toucher du doigt d’innombrable sujet technique : Développement, Design, Écriture, Graphisme, Administration système, Électronique, Mécanique, Art … Mais je ne sais réellement faire aucune de ces choses, tout juste de quoi faire illusion auprès de néophytes.

Je bricole des petites choses qui tombent en fonctionnement, et que mon éthique m’empêchent de considérer comme bon, comme acceptable (Même si à voir le monde, notamment numérique qui nous entoure, certains semblent ne pas s’encombrer de cette éthique)

Mes idées restant bien souvent des idées dans un coin de mon cerveau ou de mon ordinateur. Et finalement je me sens un peu seul avec elles à ne pas savoir quoi en faire, à qui les donner, comment les faire façonner et leur voir prendre vie.

Mais le code est la loi, et seul la réalisation compte …

Et ce qui sort de mon esprit a besoin de rencontrer d’autres esprits, et de vraie compétences, pour s’affiner, s’adapter, mûrir et … peu être … révolutionner une petite partie de notre monde.

Mon sac

Vous me direz les sacs à main c’est des trucs de bonne femme, et c’est pas ma moitié qui fera mentir le préjugé. Mais elle n’est pas la seule à avoir son sac. Et si elle en a de nombreux en usage alterné (au point de parfois en changer plusieurs fois par jours) j’en ai moi-même un qui me suit dans la plus grande partie de mes déplacements.

Un «sac d’ordinateur» que je remplace au gré de leurs usures, et quand l’envie m’en prend. Ho pas la sacoche d’ordinateur typique que l’on trouve aux quatre coins de rue, mais un conteneur adapté à la survie en milieux urbains fait pour m’accompagner au quotidien avec un certain style.

C’est étonnamment un accessoire (utilitaire) esthétique au quel j’apporte beaucoup de soin. Compact, fonctionnel et esthétique, une sobriété avec une note d’originalité. Quelque chose de bien conçus pour transporter tout ce dont un geek hyperconnecté a besoin (soit parfois beaucoup de choses).

Mais voici que mon sac à dos me lâche brutalement, quelques minutes pour constater les dégâts immédiats et envisager un hacking au fil et à l’aiguille, mais c’est la fermeture éclair qui se décroche. Par expérience la couture ne tiendra pas, et d’autres problèmes apparaîtrons rapidement après l’application du patch.

Je vais devoir me trouver un nouveau compagnon de route, et sûrement rapidement, … mais demain c’est les soldes : Plein de monde dans les magasins à la recherche de LA bonne affaire. Tout sauf mon moment préféré pour aller faire les boutiques.

Déviance philosophique

Venant de remplacer mon téléphone, et celui de ma compagne, par des modèles pommés, cette dernière lui trouve un problème essentiel : L’acceptation de ce matériel dans certains milieux associatifs dans les quels nous circulons. C’est une idée que j’essaye d’exprimer depuis longtemps, et que Benjamin Bayart explique très justement comme de l’«Amilitantisme» (Vraiment, lisez le, il dit plein de bonnes choses.)

Pro et Anti

Alors que pour de nombreux mouvements (dont celui du Logiciel Libre et de la Liberté Numérique, que je connais finalement le plus) ont pour idée de pousser le monde vers quelque chose de différent et meilleur, on en arrive bien plus qu’à proposer des alternatives à critiquer et dénigrer les solutions non conforme à la philosophie défendue.

On passe de la Promotion d’une alternative, au dénigrement de technologies existantes. Et en soit d’une approche positive à une approche négative.

Tout accroc à la pureté de cette philosophie est rapidement vu comme un problème, une chose inavouable, inacceptable, voir intolérable pour les plus virulents.

Des petits cercles bien ronds …

Ces communautés, gommant toutes les aspérités de leurs adhérents, créent certes un exemple vivant du fonctionnement à 100% de cette philosophie, mais se coupent surtout de la réalité de toutes les personnes étrangères à cette philosophie.

Ces communautés deviennent des petites bulles bien lisses parfaitement closes, qui se coupent de la réalité. S’étonnant même du manque d’adhésion, par le plus grand monde, à cette philosophie qu’ils ne se contentent pas de promouvoir, mais qu’ils cherchent à imposer.

On the road

Je regardais il y a peu un reportage sur France 5 nommé «Plus de temps, moins de stress», faisant la critique d’un monde dans lequel l’on essaye toujours d’aller plus vite, et ou ralentir est vu comme un problème. Le reportage distillant des conseils, certains pertinents, d’autres fantaisistes, pour reprendre du temps pour soi.

Je ne surprendrais pas grand monde en disant que je suis un adepte, pratiquant à certains abords, de cette philosophie d’arriver à parfois prendre du temps pour mieux avancer dans la vie. L’adresse même de ce site en étant elle-même presque un symbole.

Conduire

Là où beaucoup voient cela comme une contrainte, et même une corvée, conduire, et faire une petite centaine de Kilomètres en voiture font partie pour moi de ces moments apaisant que j’apprécie. Ces moments où je ne fais pas rien, mais je ne fais finalement rien d’autre, ou mon esprit peu se poser à ne devoir gérer qu’une activité, ici vitale à mener à bien.

Non pas que je sois un adepte de la vitesse, bien au contraire. Cette période de pic de pollution m’ayant fait réduire, assez naturellement, ma vitesse.

Simplement conduire, sans débauche de puissance, sans esprit de compétition, … juste effleurer l’étendue de notre monde. Juste profiter de cette bulle de temps et en profiter pour échapper quelques instants de vie à la folie furieuse de notre monde.