Cartographie Analytique

Même si je n’en ai jamais vraiment parlé ici, une bonne partie de mes activités professionnelles tournent aujourd’hui autour des logiciels libres, et plus particulièrement dans le domaine de la «cartographie analytique».

 

Pourquoi en parler ici ?

Tout d’abord car c’est un projet dans lequel j’ai donné beaucoup d’énergie, que j’ai beaucoup fait évoluer et qui m’a permis de beaucoup évoluer moi-même.

Mais c’est aussi un projet qui illustre pour moi très bien l’utilisation concrète que peut avoir le Logiciel Libre dans le milieu de l’entreprise. Que cela soit dans l’optique Open Source des composants utilisés, ou dans la philosophie d’ouverture propre au Logiciel Libre qui font l’essence même de ce projet, et qui est aujourd’hui une composante importante de son succès.

Et si je ne fais ici qu’effleurer la surface de ce qui est mon univers depuis plusieurs années maintenant, c’est pour débuter une série d’articles sur cette expérience très concrète qui est aujourd’hui la mienne : L’utilisation du Logiciel Libre industriellement dans une grande entreprise qui n’y est pas spécialement prédisposée.

Le libre n’est pas gratuit

On fait souvent l’amalgame entre logiciel libre et logiciel gratuit. Certains de mes hiérarchiques (que j’essaie de gentiment contredire) résumant volontiers ma solution par le qualificatif «Logiciel gratuit».

Et quand on y regarde superficiellement, cela pourrait sembler juste : Que cela soit les logiciels que j’utilise pour ma solution ou les innombrables sources de données externes que j’importe (et que je semble avoir une certaine dextérité à trouver), aucun n’a de cout à l’acquisition ou à l’utilisation.
Mais dire que le logiciel est gratuit serais négliger une partie importante : Moi (et mon salaire).

C’est effectivement tout le travail d’intégration, de configuration, de maintenance, d’évolution, de documentation, de formation, d’assistance utilisateur, … en un mot d’expertise de la suite logicielle, qui est le véritable coût du logiciel libre.

Et de toute évidence (vu que l’on me laisse faire), ce n’est pas un mauvais calcul.

Mais c’est quoi cette solution ?

Dernier point que je vais rapidement aborder dans cet article d’introduction : Les composants fondamentaux qui constituent ce projet.

Techniquement c’est une infrastructure Client / Serveur.

L’excellent SIG QGis me sert de client lourd sur les postes utilisateurs.

La partie serveur est assurée par un serveur PostgreSQL dopé au PostGIS, le tout sur un Windows Serveur (oui, moi aussi j’aurais préféré utiliser un Gnu/Linux).

Un dérivé de SQlite spécialisé (modifié pour traiter des données géographiques) Spatialite, est utilisé pour certaines données embarquées sur les postes utilisateurs.

À coté de nombreuses données internes (pas libre du tout, en tout cas aujourd’hui), j’utilise massivement des données issues du projet OpenStreetMap, mais aussi des donnés sous «Licence Ouverte etalab» de l’IGN tel que GeoFla ou  les contours iris.

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