Privacy Digital Assistant

Alors que mes réflexions me portent sur les effets nocifs de l’hyper-connectivité de notre monde, mon esprit s’égare à imaginer les évolutions des «Personal Digital Assistant», fleuron des poches numérisée des années 90.

Qu’aurait pu donner la version 2016/2017 d’un Handled Pc, d’un Psion … Non pas ce qu’ils ont donné, mais ce qu’ils auraient pu.

En bref, quel pourrait être, avec les technologies actuelles, l’appareil dans cet esprit qui ne jouerait ni la surenchère technologique, ni l’hyper-connectivité, et qui aurait le bon ton de chercher à protéger notre vie privée.

Un «Privacy Digital Assistante» ou Gestionnaire Numérique de Vie Privée.

Cahier des charges

Simple

Un ordinateur est finalement un très bon idiot, il ne fait que ce qu’on lui demande avec la plus grande efficacité possible. Vouloir le rendre trop intelligent est souvent une erreur. Il devient plus difficile à comprendre et à vouloir en faire trop il en vient parfois à simplement faire mal : Combien de gens pestent contre la correction orthographique de leur téléphone portable qui parfois changent complètement le sens de leurs écrits ?

Un ordinateur simple, ce qui ne l’empêche pas d’être complet et efficace (bien au contraire), devient un assistant prévisible et fiable.

De plus un système simple qui ne fait pas une débauche de fonctionnalités peu permettre d’avoir un logiciel mieux optimisé et des besoins en ressources minimisé.

Ouvert et Standard

Toujours dans cette optique de simplicité, le système se doit d’être le plus standard et ouvert possible. Utilisant du logiciel libre audit-able, modifiable et corrigeable par les utilisateurs. Traitant des fichiers dans des formats standards et ouverts pour maximiser la simplicité de conservation et de traitement sur d’autres appareils.

Communication réduite

Ouvrir un appareil au monde, et le connecter de multiples façons, c’est lui permettre d’être à jour avec le monde. C’est lui permettre de communiquer les informations que l’on veux, mais aussi bien souvent celle que l’on ne veux pas (par malveillance ou inadvertance). Et si faire communiquer un appareil est le connecter au monde, c’est aussi connecter le monde, et toute l’hostilité dont il est capable, sur cet appareil.

Non contant de lui permettre, on oblige aujourd’hui les appareils à être «à jour» avec le monde. Un appareil «non à jour» est potentiellement vulnérable, et n’assure plus son rôle de protection des données privées qu’il contient. Pire : le matériel, souvent parfaitement saint, est souvent mis au rencard (ou au rebut) pour défaut de mise à jour logicielle, et d’adaptation au monde.

Pas de Wifi, Bluetooth, NFC, 3/4/5G ou autre systèmes de communication à la mode (ou non). Le tout est réduit au strict utile et essentiel : USB et Carte(s) mémoire(s) sont largement suffisants pour assurer toute la connectivité nécessaire hors de tout réseau.

Être déconnecté, en plus de réduire la nécessité des mises à jour et de limiter les vecteurs d’attaques de l’appareil, va restreindre les intérêts relatifs au pistage et à la publicité apporté par notre hyper-connectivité, mais aussi réduire la consommation d’énergie de notre appareil et augmenter son autonomie en mobilité.

Un compagnon du quotidien

Notre vie est de plus en plus mobile, et gérer ses informations personnelles ou que l’on soit est de plus en plus attendu. L’appareil se devrait donc d’être mobile, voir ultra-mobile. Un appareil pratique à utiliser, et que l’on puisse avoir avec soi le plus souvent possible. Idéalement qui puisse rentrer dans une (grande ?) poche.

Ajustements personnels

En un sens le format des Psion série 5 ou des Sony VAIO P, me semble très intéressant (même si je n’en ai jamais eu entre les mains et que je me fait peut être une mauvaise idée).

  • Format compact pour plus de mobilité
  • Écran de taille sympathique
    • La couleur n’est pas forcément nécessaire
    • Un bon trackpoint vaux mieux qu’un écran tactile
  • Un vrai clavier pour avoir un vrai confort de frappe

Réalisation

C’est une image très théorique que j’ai pour le moment d’un tel appareil, se basant essentiellement sur l’image que j’ai de machines passées.

Et même si un Raspberry Pi Zéro me semble avoir beaucoup d’atout pour constituer le centre nerveux d’un tel système (Compacité, puissance limité mais suffisante, connectivité limitée, matériel aujourd’hui courant, …) le reste du matériel (Écran, Clavier, …) me pose aujourd’hui bien plus de difficultés pour une concrétisation de cette idée.

D’autant plus pour arriver à quelques choses de compact et s’éloignant esthétiquement du bricolage sommaire.

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