Dictée numérique

Voici quelques semaines j’ai eu l’idée, peut être étrange, d’utiliser un enregistreur numérique. J’en avais utilisé un, avec plus ou moins de succès, il y a 5 ans de cela.

Mais, malgré plusieurs jours de recherches intensives, je devais reconnaître que ma méthode de rangement tout à fait approximative avais eu raison de ce petit appareil : il demeurait introuvable.

Me restait alors deux solutions, retourner une 3éme fois mon appartement, une 7éme mon bureau et une 2éme ma voiture, ou trouver une alternative.

La méthode économique – Le téléphone à tout faire

J’avais entre les mains un couteau suisse multimédia et numérique, un appareil à tout faire : Mon téléphone. Celui-ci incluait bien-sûr une application sobrement intitulée «Dictaphone» ! Pas de dépenses supplémentaires, pas de place supplémentaire à prendre dans mon sac déjà chargé, même pas une application à charger, voici qui se présentait comme une solution de référence pleine d’avantage.

Essai N°1

Je faisais un premier essais de dictée numérique sur un petit paragraphe associatif, profitant par la même d’un mode «sans fil» assisté d’une oreillette. Super ! … enfin presque. La qualité sonore, à l’origine considérée comme tout à fait acceptable c’est révélée beaucoup plus problématique au moment de déléguer la transcription. Je dois même avouer ne pas avoir réussi à retrouver avec exactitude ce que j’avais pu réellement dire sur certains passages.

Mon idée «Main libre» étant visiblement en cause, je m’en remets au microphone interne de l’appareil qui m’évitera certain désagrément. Le résultat est immédiat, la qualité est en hausse, et je deviens de suite plus audible et compréhensible. Gagné !

Essai N°2

Premier essai concluant, je décide d’enregistrer une révision d’une de mes présentations à venir. Ceci me permettant de tester ma fluidité et ma diction, et de faire un test sur plus de quelques lignes.

Je me concentre, prend un peu de temps, Bouton rouge, je me lance. C’est alors que j’ai découvert qu’un enregistrement dans l’application, pourtant native, n’empêche pas la mise en veille de l’appareil. Non pas qu’il ne continue pas l’enregistrement, mais qu’il faut réveiller l’appareil, le déverrouiller et retrouver le bouton d’enregistrement (qui n’est pas toujours au même endroit) dans l’interface.

Il n’y a pas de droit à l’erreur, ou alors c’est un passage par la case «montage» obligatoire. Pas de déclenchement à la reconnaissance de la voix, et perte de l’accès au bouton «pause» de l’enregistrement (qu’il faut déjà garder à l’œil, écran tactile oblige) après quelques secondes.

Ordinateur de poche

Mais cette petite machine est un ordinateur, et même si il a tout le mal possible pour enregistrer correctement, il compense avec une capacité de traitement des enregistrements accrue (dont l’envoie par E-Mail). L’application d’enregistrement incluant une option de montage pour rattraper les ratés ergonomiques et de manipulation de l’appareil.

Et c’est finalement après 10 minutes d’utilisation de ces curseurs … que l’on se demande si l’application as été testé plus de 2H par son concepteur. L’aspect est très propre, très joli, mais absolument inutilisable.

Nouveau compagnon de route

Confirmant que les smartphones, à vouloir tout faire, sont loin de tout bien faire, je décide d’investir dans un matériel plus spécialisé mais ho combien plus adapté. La recherche d’un appareil s’étant montré étonnamment délicate.

Un dictaphone, oui mais le quel ?

Si les dictaphones sont encore largement utilisés, et semblent avoir correctement pris le chemin du 21éme siècle (c’est presque trop rare pour le préciser), les test et autres informations sur le sujet, mis à part quelques publicités orientée (et encore) semble assez difficile à trouver.

Trois constructeurs se partagent aujourd’hui la grosse part du marché : Sony, Phillips et Olympus. Couvrant tout trois l’ensemble des gammes du marché, à l’exception peu être des enregistreurs «espions» qui, notamment, sous forme de clef USB sont des enregistreurs qui n’en ont pas l’aspect.

L’appareil se choisis suivant l’usage qui en sera fait. Effectivement, si leur but à tous est l’enregistrement du son, ils vont être matériellement optimisé pour l’un ou l’autre des usages : Dictée / Conférence ou réunion / Interview / Musique … moi qui croyais qu’un enregistreur était simplement un enregistreur, je découvre le riche monde de la captation sonore.

Ces appareils offrent des micros de gamme supérieur au «tout venant» que l’on voit dans ordinateur / micro-casque bas de gamme / smartphones, et dont le placement semble optimisé suivant l’usage. 2, 4 ou 8 Go de mémoire de stockage semble être le standard, avec parfois la possibilité d’ajouter un micro SD. La partie logicielle offrant différentes optimisations et filtrage du son afin d’en garantir la qualité. Le format d’enregistrement roi est le MP3, même si on ne trouve pas forcément que lui. Le tout se connectant comme une clef USB sur un ordinateur pour récupérer les enregistrements.

Au niveau fonctionnel on semble miser sur une efficacité reconnue plutôt que surfer sur la vague de la mode. De bon vieux boutons que l’on peut bien sentir sous les doigts et qui permettent facilement de piloter l’appareil sans le voir, un écran, souvent en noir et blanc, qui affiche les informations utiles sans chercher à en faire plus, et une alimentation encore souvent par piles, même si les batteries semblent se populariser.

Phillips DVT2500

Mon dévolu c’est porté vers un petit Phillips qui après recherche correspond bien à mon usage informatiquement parlant.

  • Il est dans mon budget
  • La compatibilité «Linux» est clairement affiché par le constructeur
  • Chose qui semble rare, il peut enregistrer en WAV (ce qui peu me permettre de compresser sereinement dans un autre format que le MP3)

Reste à voir si ce matériel sera un bon compagnon de route.

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