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Fait le toi même.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai mille idées à la minute, et que mon esprit est parfois très productif. Ho, certaines sont bonnes et d’autres beaucoup moins, mais je suis certains que certaines valent véritablement quelque chose.

La réponse souvent apportée est simple : Fait le ! Mais je ne sais pas faire.

J’ai, avec le temps, un important panel de savoir diffus qui me font toucher du doigt d’innombrable sujet technique : Développement, Design, Écriture, Graphisme, Administration système, Électronique, Mécanique, Art … Mais je ne sais réellement faire aucune de ces choses, tout juste de quoi faire illusion auprès de néophytes.

Je bricole des petites choses qui tombent en fonctionnement, et que mon éthique m’empêchent de considérer comme bon, comme acceptable (Même si à voir le monde, notamment numérique qui nous entoure, certains semblent ne pas s’encombrer de cette éthique)

Mes idées restant bien souvent des idées dans un coin de mon cerveau ou de mon ordinateur. Et finalement je me sens un peu seul avec elles à ne pas savoir quoi en faire, à qui les donner, comment les faire façonner et leur voir prendre vie.

Mais le code est la loi, et seul la réalisation compte …

Et ce qui sort de mon esprit a besoin de rencontrer d’autres esprits, et de vraie compétences, pour s’affiner, s’adapter, mûrir et … peu être … révolutionner une petite partie de notre monde.

Privacy Digital Assistant

Alors que mes réflexions me portent sur les effets nocifs de l’hyper-connectivité de notre monde, mon esprit s’égare à imaginer les évolutions des «Personal Digital Assistant», fleuron des poches numérisée des années 90.

Qu’aurait pu donner la version 2016/2017 d’un Handled Pc, d’un Psion … Non pas ce qu’ils ont donné, mais ce qu’ils auraient pu.

En bref, quel pourrait être, avec les technologies actuelles, l’appareil dans cet esprit qui ne jouerait ni la surenchère technologique, ni l’hyper-connectivité, et qui aurait le bon ton de chercher à protéger notre vie privée.

Un «Privacy Digital Assistante» ou Gestionnaire Numérique de Vie Privée.

Cahier des charges

Simple

Un ordinateur est finalement un très bon idiot, il ne fait que ce qu’on lui demande avec la plus grande efficacité possible. Vouloir le rendre trop intelligent est souvent une erreur. Il devient plus difficile à comprendre et à vouloir en faire trop il en vient parfois à simplement faire mal : Combien de gens pestent contre la correction orthographique de leur téléphone portable qui parfois changent complètement le sens de leurs écrits ?

Un ordinateur simple, ce qui ne l’empêche pas d’être complet et efficace (bien au contraire), devient un assistant prévisible et fiable.

De plus un système simple qui ne fait pas une débauche de fonctionnalités peu permettre d’avoir un logiciel mieux optimisé et des besoins en ressources minimisé.

Ouvert et Standard

Toujours dans cette optique de simplicité, le système se doit d’être le plus standard et ouvert possible. Utilisant du logiciel libre audit-able, modifiable et corrigeable par les utilisateurs. Traitant des fichiers dans des formats standards et ouverts pour maximiser la simplicité de conservation et de traitement sur d’autres appareils.

Communication réduite

Ouvrir un appareil au monde, et le connecter de multiples façons, c’est lui permettre d’être à jour avec le monde. C’est lui permettre de communiquer les informations que l’on veux, mais aussi bien souvent celle que l’on ne veux pas (par malveillance ou inadvertance). Et si faire communiquer un appareil est le connecter au monde, c’est aussi connecter le monde, et toute l’hostilité dont il est capable, sur cet appareil.

Non contant de lui permettre, on oblige aujourd’hui les appareils à être «à jour» avec le monde. Un appareil «non à jour» est potentiellement vulnérable, et n’assure plus son rôle de protection des données privées qu’il contient. Pire : le matériel, souvent parfaitement saint, est souvent mis au rencard (ou au rebut) pour défaut de mise à jour logicielle, et d’adaptation au monde.

Pas de Wifi, Bluetooth, NFC, 3/4/5G ou autre systèmes de communication à la mode (ou non). Le tout est réduit au strict utile et essentiel : USB et Carte(s) mémoire(s) sont largement suffisants pour assurer toute la connectivité nécessaire hors de tout réseau.

Être déconnecté, en plus de réduire la nécessité des mises à jour et de limiter les vecteurs d’attaques de l’appareil, va restreindre les intérêts relatifs au pistage et à la publicité apporté par notre hyper-connectivité, mais aussi réduire la consommation d’énergie de notre appareil et augmenter son autonomie en mobilité.

Un compagnon du quotidien

Notre vie est de plus en plus mobile, et gérer ses informations personnelles ou que l’on soit est de plus en plus attendu. L’appareil se devrait donc d’être mobile, voir ultra-mobile. Un appareil pratique à utiliser, et que l’on puisse avoir avec soi le plus souvent possible. Idéalement qui puisse rentrer dans une (grande ?) poche.

Ajustements personnels

En un sens le format des Psion série 5 ou des Sony VAIO P, me semble très intéressant (même si je n’en ai jamais eu entre les mains et que je me fait peut être une mauvaise idée).

  • Format compact pour plus de mobilité
  • Écran de taille sympathique
    • La couleur n’est pas forcément nécessaire
    • Un bon trackpoint vaux mieux qu’un écran tactile
  • Un vrai clavier pour avoir un vrai confort de frappe

Réalisation

C’est une image très théorique que j’ai pour le moment d’un tel appareil, se basant essentiellement sur l’image que j’ai de machines passées.

Et même si un Raspberry Pi Zéro me semble avoir beaucoup d’atout pour constituer le centre nerveux d’un tel système (Compacité, puissance limité mais suffisante, connectivité limitée, matériel aujourd’hui courant, …) le reste du matériel (Écran, Clavier, …) me pose aujourd’hui bien plus de difficultés pour une concrétisation de cette idée.

D’autant plus pour arriver à quelques choses de compact et s’éloignant esthétiquement du bricolage sommaire.

DRM et CDDA

La musique est un média culturel d’une popularité et d’une richesse extraordinaire, du plus populaire au plus intimiste, on trouve pour tous les goûts, au point de toucher presque tout le monde (on arrivera toujours à me trouver quelques exceptions). Ceci constituant un juteux marché … il y a peu bousculé par la révolution numérique.

Petit historique de la diffusion de la musique

Ce n’est qu’en 1860 qu’apparait l’enregistrement du son sur cylindre, puis sur disque (1890) puis vers 1950 le développement du disque «vinyle».

Le «Compact Disc» tel qu’on le connaît aujourd’hui (Apparu en 1982) marque la numérisation de la musique. L’avancée de l’informatique, avec l’augmentation des capacités de stockage, la popularisation des lecteurs, puis des graveurs, de CD rendant la copie personnelle de cette musique numérique de plus en plus facile.

La popularisation des accès internet permanents, et la popularisation du MP3 (datant de 1995) dans le début des années 2000, marquant le début de leur dématérialisation … et de leur distribution libre, … trop libre pour ceux la commercialisent.

Digital Right Management

Il apparaît alors un ensemble de technologie de «Gestion des droits numériques» (connus sous l’acronyme anglais DRM) consistant, plus ou moins subtilement, à vouloir contrôler l’utilisation qui peut être faite de ces œuvres.

Pour la musique, la première mesure est de modifier, de diverses façons, les Compact Disc pour empêcher leur copie ou leur encodage (transformation en MP3 ou autre) par l’utilisateur, et donc couper la source de musique.

CDDA

Philips, détenteur des droits sur l’appellation «Compact Disc Digital Audio» (CDDA) en refuse l’utilisation sur ces disques modifiés. Un Compact Disc Digital Audio n’est donc pas protégé contre la copie (et donc respecte vos droits d’utilisateurs).

Offre légale

Depuis, plusieurs lois ont été voté et la HADOPI a été créée avec pour objectif d’enrayer le partage illégal et de promouvoir une «offre légale» suite au marché réellement existant de cette musique dématérialisée.

L’usager en est finalement assez perdant.

Restriction d’utilisation

Le but étant de limiter une diffusion trop massive, et hors rémunération, de cette musique, la souplesse d’utilisation en est assez largement restreinte par l’utilisation de ces DRM.

Un appareil compatible avec le système de DRM du vendeur est indispensable (Il existe plusieurs systèmes de DRM), ce qui exclue des appareils souvent fonctionnels, mais trop vieux, trop simple ou n’étant simplement pas du bon constructeur.

Le nombre d’appareils de lecture, voir même le nombre de lecture (ou fait alors de la location dématérialise de musique) peu être limité. L’éditeur gardant la capacité de révoquer une autorisation préalablement allouée.

On loue un droit limité de lecture de la musique.

Aujourd’hui, suite aux à l’excès de ces restrictions, certains distributeurs reviennent sur cette systématisation des DRM et distribuent maintenant plus volontiers des fichiers sans DRM.

La qualité sonore

Le disque audio classique (CDDA 12 Cm) contient un maximum de 74 Minutes pour 650 Mo de son. Et même si un album prend rarement l’intégralité de la place disponible sur le disque, sa taille n’en reste pas moins de plusieurs centaines de Mo pour un album, qu’il faut multiplier par le nombre d’album que contient une collection. Si cela représente une quantité très importante pour les années 2000, elle reste loin d’être négligeable aujourd’hui.

Il est nécessaire de réduire cette taille et donc diminuer la place nécessaire pour le stockage et réduire le temps nécessaire pour le transfert. La solution étant de faire de la «Compression» : appliquer un ensemble d’opération mathématique et (dans la plupart des cas) altérer la qualité sonore pour réduire fortement la taille.

Plus la qualité étant altéré, plus la taille du fichier étant contenue.

La musique numérique est donc bien souvent de moins bonne qualité que la musique d’un CD-Audio.

Le manque de qualité sonore de nombreux appareils et le manque d’expérience et d’attention des usagers (voir, l’habitude à ce manque de qualité) fait que cette caractéristique passe souvent inaperçue.

Ma solution

Philosophiquement allergique aux DRM, soucieux d’une certaine qualité et adepte dû la souplesse de la dématérialisation, j’ai aujourd’hui ma propre méthode :

Acheter des CD à bas prix, entre 5 et 7 €, et ré-encoder (les systèmes anti-copie des CD audio étant globalement assez inefficaces) en FLAC, un format de compression qui préserve la qualité audio.

Pourquoi cet article ?

Car le sujet est intéressant 😉

Au moment de l’encodage des quelques CD acquis il y a peu de temps, alors que seuls de vieux CD affichaient le logo «Compact Disc Digital Audio» attestant de l’absence de DRM, deux albums récent, de Skip the use et Stromae, affichaient cette indication.

Deux œuvres récentes qui décident de me respecter ? C’est assez rare pour faire un joli article.

$ pavucontrol

On me reproche souvent que «Linux c’est compliqué» et qu’il faut taper des lignes compliquées pour essayer de faire ce que l’on veux. Mais c’est loin d’être toujours le cas

Il y a de cela quelques années le système de gestion du son sous GNU/Linux a connus une révolution avec l’arrivée de PulseAudio. Et même si cela fut au début douloureux, on en arrive aujourd’hui à l’état ou cela fonctionne juste très bien, et permet en prime des choses d’une complexité certaine avec une simplicité déconcertante.

La musique partout

Sans sourciller mon ordinateur portable est capable de m’envoyer le son d’un film vers une télévision (en HDMI), celui du navigateur vers le casque qui est branché dessus et la musique pour madame sur la chaine HiFi du salon (Équipé d’un petit récepteur audio BlueTooth)

PulseAudio gère tout cela tout seul, comme un grand, se configurant intégralement en graphique via l’utilitaire «Contrôle du volume» (pavucontrol)

pavuecontrol - L'interface de gestion de PulseAudio

pavuecontrol – L’interface de gestion de PulseAudio

À découvrir … ça «juste fonctionne»