Archives de catégorie : Le libre numérique

Beaucoup de choses sur la liberté numérique. Ce flux est utilisé pour alimenter planet.april.org

Paiement par carte

Je suis à la recherche actuellement d’une peluche, ou d’un porte clef à l’image de «Bip Bip» / «Road Runner», et c’est une chose étonnamment difficile à trouver.

Et alors que j’avais trouvé un fournisseur (avec un tarif raisonnable), je n’ai pas pu, éthiquement, en faire le paiement.

On m’a proposé de payer par carte, en leur envoyant le numéro par mail ou par fax

Visiblement, pour certaines entreprises c’est quelque chose d’acceptable.

32 ou 64 Bits ?

Petit article technique sur une évidence finalement pas si claire.

CPU

Parmi les multiples unités de calcul que contient un ordinateur l’unité de calcul centrale, ou en anglais «Central Processor Unit», d’où l’abréviation CPU, est l’un des plus importants, et souvent celui pris en référence.

Ces unités font des opérations sur des «mots» de données : des suites de 1 et 0 d’une taille dépendants de la génération de l’unité de calcul.

Une unité de calcul pouvant gérer des mots d’une longueur de 32 unités (1 ou 0, des bits) est dite «32 bits».

C’est la différence fondamentale entre les «16 Bits», les «32 Bits» et les «64 Bits» : La taille des mots que l’unité est capable de traiter.

Attention : Un CPU 64 Bits, même s’il gagne en performance, n’en devient pas deux fois plus puissant que son équivalent 32 Bits

32 Bits : La référence … historique

Dans la plupart des cas, la question ne se pose simplement pas pour l’utilisateur même éclairé, sauf dans le cas des CPU de la famille des x86 qui équipent ce que l’on appelle communément les PC, ce qui inclut les machines Apple Mac depuis 2006, et bien d’autres choses.

Après un bref début sur des CPU (8086, 8088, 80286) en 16 Bits, les PC ont adopté (avec les 80386) une conception en 32 Bits dès 1986, et que l’on retrouve encore aujourd’hui.

Et si les premiers systèmes MS-DOS fonctionnaient en 16 Bits, les premières versions populaires de Windows (Windows 3) nécessitaient un processeur 32 Bits.

Rétrocompatibilité

Depuis le début des années 2000, on commence à voir apparaître des x86 en 64 Bits : x86_64, qui en plus d’augmenter la capacité de traitement du processeur en profitent pour revoir en profondeur les principes de conception et faire tomber certaines limitations historiques (Voyez Wikipédia pour plus de détails).

Pour éviter de laisser de côté tout le travail historique, les architectures x86 sont «Rétrocompatibles» :

  • Un système 16 Bits peut fonctionner sur un CPU 16 Bits, 32 Bits ou 64 Bits
  • Un système 32 Bits peut fonctionner sur un CPU 32 Bits ou 64 Bits
  • Un système 64 Bits ne peut fonctionner que sur un CPU 64 Bits

Cela signifie qu’il y a encore peu (avant la généralisation de l’UEFI, mais cette partie nécessiterait un article complet) on pouvait faire fonctionner un vieux DOS des années 80 sur une machine de 2014. Avec toutes les limitations qu’apporterait un si vieux système sur un matériel aussi récent.

Prudence, Prudence

Dans cette période de transition technologique, et dans l’incertitude du CPU auquel nous avions alors à faire, quelques constatations se furent rapidement :

  • Un système 32 Bits fonctionnait sur la majorité des ordinateurs (le 16 bits n’étant que historique).
  • Le gain du 64 Bits était peu visible, avec la réputation de n’être nécessaire que pour des «usages spécifiques».
  • L’acteur majeur qu’est Microsoft, avec son Windows ne s’est mis que tardivement au 64 Bits
    • La version 64 Bits de Windows XP n’avait une distribution que très restreinte.
    • Les constructeurs ont mis longtemps avant de créer des pilotes pour les Windows 64 Bits, d’où une mauvaise gestion du matériel dans les années 2000.
    • Les premières versions des Windows 64 Bits cassaient la compatibilité avec les applications 16 Bits encore utilisées par certaines entreprises.

La seule véritable limitation visible par l’utilisateur est que sans l’utilisation d’une extension PAE, testé un temps sur certaines versions de Windows XP, mais aujourd’hui complètement abandonnées par Microsoft : Le CPU ne sait pas gérer plus de 4 Go de mémoire RAM, valeur alors énorme à l’époque (et même encore souvent considéré comme acceptable il y a peu).

Un système Windows 32 Bits n’arrivera, Quelle que soit la quantité de mémoire installée et le CPU de la machine, qu’a géré un maximum de 3,25 Go de RAM.

Installer du 32 Bits était donc l’assurance de ne pas avoir de problème, le 64 Bit n’étant à envisager que sur des besoins spécifiques. Après 15 ans d’existence des CPU 64 Bits, cette règle s’applique toujours.

Les autres systèmes

Même si le système de Microsoft est le plus présent sur le marché, il est loin d’être le seul à fonctionner sur des CPU x86

Apple MacOS

Depuis 2006 les ordinateurs Apple utilisent  des CPU x86, mais le nombre de machine limitée et la forte maîtrise que la société a sur son matériel est ici une chance. La société a pu gérer la transition de bout en bout.

Aujourd’hui tous les ordinateurs Apple et les systèmes Mac OS actuellement encore supporté sont en 64 Bits

Gnu/Linux

Le monde du logiciel libre est plutôt réactif sur ce type de nouveautés. On a trouvé très vite des systèmes complètement en 64 Bits et les systèmes 32 Bits ont très vite géré le PAE qui permet la gestion de plus de 4 Go de mémoire RAM.

Seuls les modules non libres, tel que les pilotes graphiques, ou des modules tels que Flash ont historiquement posé des difficultés.

Aujourd’hui ?

Mis à part le cas particulier d’une machine historique qui aurait un CPU 32 Bits seulement, il n’y a plus aucune raison d’utiliser un système 32 Bits.

Les Windows Vista, Seven, 8 et 10 existent en 64 Bits, les pilotes matériels y sont maintenant adaptés et de nombreuses applications également. Ces versions sont même nécessaires pour gérer plus de 4 Go de mémoire RAM, qui sont aujourd’hui une quantité minimum pour de nombreuses applications.

Pour les systèmes Apple, la question ne se pose pas. Le tout étant géré par le constructeur et le choix n’étant finalement pas laissé à l’utilisateur (comme pour tous les autres type de CPU)

Les systèmes Gnu/Linux, et les autres grands systèmes libres gèrent depuis longtemps les systèmes en 64 Bits à 100 %.

l’UEFI

Le changement du système de démarrage des ordinateurs de type PC, abandonnant le BIOS des années 1980 pour le nouveau système UEFI, pourrait signer la fin de l’historique 32 Bits.

Effectivement, mis à part les premières machines Apple avec CPU x86, les ordinateurs avec un UEFI sont équipés d’un CPU 64 Bits, et les systèmes 32 Bits ne prennent simplement pas en charge le démarrage via un UEFI.

Mode Legacy – Retour au BIOS

Pendant longtemps, les nouveaux UEFI possédaient un mode de fonctionnement imitant le fonctionnement du BIOS pour laisser le temps de la transition. Et passer dans ce mode de compatibilité permet de continuer à utiliser les systèmes 32 Bits qui apportent ce confort historique.

Mais si ce mode a existé pendant plus de 10 ans, il tend aujourd’hui à disparaître pour laisser la place à l’unique nouvel UEFI … Rendant ces nouveaux systèmes incompatibles avec les systèmes 32 Bits.

Conclusions

Les systèmes 32 Bits sur x86 appartiennent aujourd’hui au passé récent, et même s’il mettra encore longtemps avant de disparaître complètement de notre paysage informatique, surtout à force d’habitude, il n’y a aujourd’hui plus de véritable raison de ne pas adopter le 64 Bits à 100%.

Mais les habitudes sont souvent difficiles à changer.

DRM et CDDA

La musique est un média culturel d’une popularité et d’une richesse extraordinaire, du plus populaire au plus intimiste, on trouve pour tous les goûts, au point de toucher presque tout le monde (on arrivera toujours à me trouver quelques exceptions). Ceci constituant un juteux marché … il y a peu bousculé par la révolution numérique.

Petit historique de la diffusion de la musique

Ce n’est qu’en 1860 qu’apparait l’enregistrement du son sur cylindre, puis sur disque (1890) puis vers 1950 le développement du disque «vinyle».

Le «Compact Disc» tel qu’on le connaît aujourd’hui (Apparu en 1982) marque la numérisation de la musique. L’avancée de l’informatique, avec l’augmentation des capacités de stockage, la popularisation des lecteurs, puis des graveurs, de CD rendant la copie personnelle de cette musique numérique de plus en plus facile.

La popularisation des accès internet permanents, et la popularisation du MP3 (datant de 1995) dans le début des années 2000, marquant le début de leur dématérialisation … et de leur distribution libre, … trop libre pour ceux la commercialisent.

Digital Right Management

Il apparaît alors un ensemble de technologie de «Gestion des droits numériques» (connus sous l’acronyme anglais DRM) consistant, plus ou moins subtilement, à vouloir contrôler l’utilisation qui peut être faite de ces œuvres.

Pour la musique, la première mesure est de modifier, de diverses façons, les Compact Disc pour empêcher leur copie ou leur encodage (transformation en MP3 ou autre) par l’utilisateur, et donc couper la source de musique.

CDDA

Philips, détenteur des droits sur l’appellation «Compact Disc Digital Audio» (CDDA) en refuse l’utilisation sur ces disques modifiés. Un Compact Disc Digital Audio n’est donc pas protégé contre la copie (et donc respecte vos droits d’utilisateurs).

Offre légale

Depuis, plusieurs lois ont été voté et la HADOPI a été créée avec pour objectif d’enrayer le partage illégal et de promouvoir une «offre légale» suite au marché réellement existant de cette musique dématérialisée.

L’usager en est finalement assez perdant.

Restriction d’utilisation

Le but étant de limiter une diffusion trop massive, et hors rémunération, de cette musique, la souplesse d’utilisation en est assez largement restreinte par l’utilisation de ces DRM.

Un appareil compatible avec le système de DRM du vendeur est indispensable (Il existe plusieurs systèmes de DRM), ce qui exclue des appareils souvent fonctionnels, mais trop vieux, trop simple ou n’étant simplement pas du bon constructeur.

Le nombre d’appareils de lecture, voir même le nombre de lecture (ou fait alors de la location dématérialise de musique) peu être limité. L’éditeur gardant la capacité de révoquer une autorisation préalablement allouée.

On loue un droit limité de lecture de la musique.

Aujourd’hui, suite aux à l’excès de ces restrictions, certains distributeurs reviennent sur cette systématisation des DRM et distribuent maintenant plus volontiers des fichiers sans DRM.

La qualité sonore

Le disque audio classique (CDDA 12 Cm) contient un maximum de 74 Minutes pour 650 Mo de son. Et même si un album prend rarement l’intégralité de la place disponible sur le disque, sa taille n’en reste pas moins de plusieurs centaines de Mo pour un album, qu’il faut multiplier par le nombre d’album que contient une collection. Si cela représente une quantité très importante pour les années 2000, elle reste loin d’être négligeable aujourd’hui.

Il est nécessaire de réduire cette taille et donc diminuer la place nécessaire pour le stockage et réduire le temps nécessaire pour le transfert. La solution étant de faire de la «Compression» : appliquer un ensemble d’opération mathématique et (dans la plupart des cas) altérer la qualité sonore pour réduire fortement la taille.

Plus la qualité étant altéré, plus la taille du fichier étant contenue.

La musique numérique est donc bien souvent de moins bonne qualité que la musique d’un CD-Audio.

Le manque de qualité sonore de nombreux appareils et le manque d’expérience et d’attention des usagers (voir, l’habitude à ce manque de qualité) fait que cette caractéristique passe souvent inaperçue.

Ma solution

Philosophiquement allergique aux DRM, soucieux d’une certaine qualité et adepte dû la souplesse de la dématérialisation, j’ai aujourd’hui ma propre méthode :

Acheter des CD à bas prix, entre 5 et 7 €, et ré-encoder (les systèmes anti-copie des CD audio étant globalement assez inefficaces) en FLAC, un format de compression qui préserve la qualité audio.

Pourquoi cet article ?

Car le sujet est intéressant 😉

Au moment de l’encodage des quelques CD acquis il y a peu de temps, alors que seuls de vieux CD affichaient le logo «Compact Disc Digital Audio» attestant de l’absence de DRM, deux albums récent, de Skip the use et Stromae, affichaient cette indication.

Deux œuvres récentes qui décident de me respecter ? C’est assez rare pour faire un joli article.

Téléphonie mobile

Cela fait maintenant 3 ans qu’un BlackBerry Q10 peuple mes poches pour mes besoins de communication en mobilité, et même si jusqu’ici celui-ci a plutôt honorablement résisté pour son âge, quelques petites incompatibilités à l’évolution de notre monde (il me fait quelques caprices sur Let’s Encrypt) et surtout l’abandon presque annoncé du BlackBerry OS 10 qui le fait avancer, fait entrevoir un avenir sombre à mon compagnon de route.

Avec mes exigences particulières, qui visiblement m’abonnent aux systèmes mal-aimés (Le prédécesseur de mon Q10 était le vénérable Nokia N900), la question de cette succession s’avère vite délicate.

Le trio gagnant

Même si j’ai souvent un certain mal à l’avouer, il faut bien reconnaitre que le marché de la téléphonie mobile en 2016 se résume à 3 acteurs … quand il n’est pas simplifie au seul duo de tête.

Google domine le marché avec Android décliné sur toute la diversité des constructeurs, confortablement suivis par un Apple élitiste. Microsoft arrivant à se maintenir en lointain 3éme de ce classement.

Google : Android

J’aime pas Android

Je n’ai jamais eu de téléphone sur Android, et je compte globalement m’y tenir. Un peu par principe (il faut le reconnaitre) mais aussi car malgré toutes les qualités associées à ce système je lui trouve aussi beaucoup de défauts.

Si on trouve une très grande diversité de téléphones sous ce système, beaucoup semblent presque considérés comme du consommable au prix parfois serré, l’évolution de l’OS n’étant finalement, souvent, jamais envisagé. Seul le haut de gamme ayant, parfois, une chance d’échapper à ce phénomène.

Et encore, alors qu’à la rédaction de cet article, nous sommes à l’air de Android 6, et que son successeur ne va pas tarder à arriver, on trouve encore en vente dans le haut de gamme (oui, un téléphone à 600€, pour moi c’est du haut de gamme) vendu sous Android 5, sans s’assurer qu’il sera un jour mis à jour.

Un système OpenSource

Je ne pourrais que difficilement passer à coté de l’aspect OpenSource de ce produit. Ce qui permet notamment l’existence de version alternative telle que «Cianogen» ou «Reblican».

Mais si Android est incontestablement en Open Source, j’ai du mal à le considérer comme Logiciel Libre.

Google fonctionne finalement toujours plus ou moins de la même façon : Ils offrent des services (dont le système Android) en échange de données récoltées sur l’utilisateur pour créer des profils marketing et offrir leurs services comme annonceur publicitaire.

C’est en suivant cette technique qu’ils sont aujourd’hui l’une des plus importantes entreprises de notre monde.

Les versions alternatives, dont la compatibilité avec le matériel trop récent n’est pas assuré, peuvent permettre de s’affranchir en partie de la main mise sur leur système par le géant Google et de sa manie du profilage. Mais cela n’est-il pas au détriment d’une certaine facilité d’utilisation et d’une certaine sécurité ? Et à condition que les sources fournies par Google aient bien été nettoyé par ces différents projets.

Mais d’autres parlent mieux (et bien moins négativement que moi) de ces alternatives, Genma par exemple

Microsoft : Windows (Phone Édition ?)

J’ai exprimé il y a peu tout l’amour que je pouvais avoir pour Windows (sur ordinateur) et partant de ce constat Windows (sur téléphone) me laisse pour le moins septique.

L’interface est vendue comme relativement novatrice, et je serais curieux de pouvoir l’essayer en profondeur. Mais à en écouter les différents utilisateurs, présent ou passé, de ce système, l’interface ne serais pas finalement une si bonne idée.

Comme pour son copain pour les ordinateurs de bureau, pourquoi pas à essayer en milieux professionnel … mais c’est un téléphone personnel que je cherche ici.

Apple : iOS

Un défenseur des logiciels libres et des libertés numériques peut-il même envisager pouvoir utiliser du matériel Apple ? Pour certains, dont le célèbre Richard Stallman la réponse est clairement non.

La Free Software Fondation ayant assez logiquement le même type de position donnant même lieu à une campagne anti-iPhone, la recommandation étant alors d’envisager une alternative telle que le Neo FreeRunner

Je ne contesterais pas que l’appareil est verrouillé sur de nombreux points, qu’il n’est pas possible de passer nativement par des sources logicielles autre que l’«App Store», que ce store est même incompatible avec la GPL v3 (qui ne fait pas elle même l’unanimité) et que la bidouillabilité en est finalement assez limité.

Vie Privée

Malgré tout cela Apple s’affiche et s’engage très clairement en faveur du respect de la vie privée.

Leur activité étant, contrairement à Google par exemple, la vente de matériel

Les options de vie privée, sans être inactive par défaut comme sur FireFox OS, sont largement configurable. Un peu d’attention, et un tour méthodique des paramètres est à faire pour les applications systèmes, mais le tout est assez clair, et on peu restreindre les accès à de nombreuses fonctions, même pour le systèmes.

Pour les applications installées, on configure au cas par cas les accès aux différentes ressources fournies par le système. Le tout avec une question claire et un vrai choix à faire, les options de validation, ou non, étant toutes deux clairement affichées. Seul point non configurable ici : restreindre totalement l’accès au réseau pour une application (on peu juste l’empêcher d’utiliser le réseau mobile).

Un appareil iOS étant tout à fait capable de fonctionner sans son iCloud, la réactivation forcée n’y est même pas incité, comme ce que j’avais pu voir sous Windows 10.

Une question d’ergonomie

Contrairement à la machine sous GNU/Linux que j’utilise pour taper ces lignes, ou chaque application semble arriver avec sa propre vision de l’ergonomie, les systèmes Apple offrent une cohérence visuelle et fonctionnelle qui semble sans faille. Tout les détails, aussi bien logiciels que matériels, semblent être soigneusement travaillé pour être fonctionnels et agréable à l’œil.

Une ergonomie, qui même si elle est très figée, en est reposante par sa régularité.

Les outsiders

Même si le Neo FreeRunner est aujourd’hui depuis longtemps mort, et que jouer l’alternative m’a par deux fois obligé à remplacer mon téléphone un peu prématurément, il est toujours intéressant de regarder ce qui se fait hors des grands ténors du domaine.

FireFox OS

J’ai fait, ici même, une série d’article sur cet OS que j’ai utilisé.

Le développement du système s’en est aujourd’hui ralenti, le succès commercial n’ayant pas été rencontré. Le système manquant d’une certaine maturité.

J’en utilise toujours un en téléphone secondaire, mais je ne le vois pas assurer mes besoins en téléphone principal.

Ubuntu Touch

C’est une adaptation sur mobile de la distribution Linux Ubuntu, … que je n’utilise plus depuis déjà plusieurs années sur mon ordinateur, et je n’ai pas plus que ça d’intérêt à le retrouver dans ma poche.

Il semble naissant depuis plusieurs années maintenant, et le nombre d’appareil le supportant est plus que limité (peu être même un unique modèle ?).

Jolla

Créer par des anciens de chez Nokia, ce pourrais être le successeur du N900. C’est une alternative qui semble intéressante sur le papier, et cela pouvais faire parti de mes candidats dans le domaine des systèmes originaux.

Mais aujourd’hui la société est entre les annulations de produit et les ruptures de stock de leur quelques téléphones.

Seraient-ils morts avant que j’y passe ?

J’espère pour eux que non.

Tizen

Je garde le plus prometteur pour la fin : Tizen. Dernier né de la famille des Meego / Maemo qui propulsais le N900, c’est un système supporté par Samsung, en peaufinage depuis de nombreuses années.

Si aujourd’hui on ne trouve que peu de modèles sous ce système, le constructeur / développeur a de quoi en faire une alternative viable au vue de la population qu’elle est susceptible de toucher.

Pas pour cette fois-ci … mais pourquoi pas pour la prochaine. Dans quelques années, quand les choses aurons eu le temps d’évoluer

Finalement …

Pas tout à fait en phase avec mon coté libriste militant, ou en tout cas l’image très stallmanienne que l’on veux y donner. Mon choix va aujourd’hui vers Apple et son iOS comme étant le meilleur compromis pour mon usage mobile.

Cela pourrais être vue comme la «moins pire des solution», compromis entre l’utilisabilité, la pérennité estimée de la plateforme et la politique affichée du développeur.

Je privilégie ici une meilleure cohérence et intégration du système, même si cela se fait au détriment d’un certain coté figé.

Windows 10

Windows_logo

Oui, je sais, moment de faiblesse.

Mais pour moi le côté sectaire de nombreux libristes apporte plus de négatifs que de positifs. Et avoir l’ouverture d’esprit de regarder ce qui se fait dans d’autres mondes me semble une chose bénéfique.

C’est donc dans cette optique de curiosité que j’ai installé, le plus respectueusement du monde, un Windows 10 dans une machine virtuelle sous mon Linux.

Booster au Daft Punk (je fais aussi de la découverte musicale), c’est armé de QEmu-Kvm que je m’attaque à cette installation. Je n’utilise pas virt-manager, ayant une préférence pour le travail fait à la main dans ce type de bricolage (si je devais vraiment faire les choses sérieusement, il en serait autrement).

Je crée un disque virtuel pouvant monter jusque 100 Gb, de quoi mettre le système un peu à son aise si je pousse un peu mes expérimentations. Je prends une image ISO officielle, directement chargée du site de l’éditeur, et me lance dans environ 20 minutes d’installation. Je n’ai pas de numéro de licence à fournir, et indique simplement d’ignorer ces étapes (il le demande deux fois).

Tout aussi religieusement, je vais explorer les méandres de l’assistant d’installation pour déconnecter une à une les différentes options d’«optimisation de l’expérience utilisateur» qui transmettent décidément beaucoup d’informations à Microsoft, et passe à coté de l’insistance du système à m’identifier par un compte utilisateur.

Après quelques messages m’invitant à patienter (et donc à profiter de ce qui reste de puissance de ma machine pour flâner sur le web), j’arrive sur le système

Bureau de Windows 10 (presque) sortis de la boite.

Bureau de Windows 10 (presque) sorti de la boite.

Quelques réglages de résolution, un peu d’exploration et je lance les mises à jour du système. Je configure correctement le clavier. Et j’arrive vite à une installation viable.

Le tout est propre, sobre, voire minimaliste. Une cohérence plaisante à l’œil.

La maitrise esthétique est millimétré, les premiers pas donnent une impression de cohérence, d’unité minimaliste. J’aime beaucoup personnellement.
Le menu «démarrer» évolue, devenant un compromis intéressant entre le menu classique, et les tuiles difficilement introduitent dans la version précédente.

Comme cela avait déjà été fait avec le vista / seven, cette version semble être la version largement terminée de Windows 8.

Oui mais ?

Ho oui, j’avoue qu’une telle interface est plaisante, et que j’apprécierais d’avoir quelque chose qui atteigne cette cohérence (du moins apparente sous ce système) sur ma Fedora.
Mais sans même y avoir passé plus d’une heure, j’en arrive à l’overdose.

J’ai déjà l’impression de passer mon temps à lutter contre le pistage et la mise en ligne de mes données. Le sentiment de fuite de données me semble tel que j’ai déjà l’impression de «payer» ce système juste avec mes données personnelles.

Ho, la plupart du temps, l’option pour ne pas utiliser de compte, ou limiter un peu la fuite de données existe.
Mais le tout est sournois. Toute cette maîtrise de l’ergonomie semble ici utilisée pour rendre juste assez invisible ces options.
Les informaticiens pointilleux et soucieux de leur vie privée trouveront assurément ces options, mais tout est fait pour que l’utilisateur moyen ne voit qu’une unique possibilité, sans même la vision d’une alternative.

J’en arrive à avoir le sentiment qu’une version déployée en entreprise (à ne pas confondre avec une simple version professionnelle) aurait finalement une meilleure chance d’être respectable, étant alors plus profondément modifiée pour éviter la fuite de toutes ces données, pouvant être tout à fait inacceptable pour l’entreprise.

L’utilisation d’une version d’entreprise ne sera de toute façon pas vraiment le choix de beaucoup de membres de grandes entreprises ou de grands groupes.
Mais l’utilisation d’une version grand public, qu’elle soit familiale ou professionnelle, me semble être bien trop peu sous la maîtrise de qui que ce soit à part l’éditeur pour être même tolérable.

Logique.
Oui, mais il est toujours bon de le vérifier et de se faire sa propre idée sur ce type de questions.
Ne pas simplement rester sur ces à priori.

Mon emploi du temps se montre un peu chargé en ce moment, activités professionnelles et associatives s’enchaînant. Ceci perturbant quelque peu la régularité de mes publications photographiques.

Dans ces nombreuses activités, le Forum «RéZolution Numérique» à Nancy, le vaste domaine du logiciel libre étant représenté par les associations LoLiCA et April.

Voici donc quelques images que prises sur place.


L’album complet de mes prises est disponible

Cartographie Analytique

Même si je n’en ai jamais vraiment parlé ici, une bonne partie de mes activités professionnelles tournent aujourd’hui autour des logiciels libres, et plus particulièrement dans le domaine de la «cartographie analytique».

 

Pourquoi en parler ici ?

Tout d’abord car c’est un projet dans lequel j’ai donné beaucoup d’énergie, que j’ai beaucoup fait évoluer et qui m’a permis de beaucoup évoluer moi-même.

Mais c’est aussi un projet qui illustre pour moi très bien l’utilisation concrète que peut avoir le Logiciel Libre dans le milieu de l’entreprise. Que cela soit dans l’optique Open Source des composants utilisés, ou dans la philosophie d’ouverture propre au Logiciel Libre qui font l’essence même de ce projet, et qui est aujourd’hui une composante importante de son succès.

Et si je ne fais ici qu’effleurer la surface de ce qui est mon univers depuis plusieurs années maintenant, c’est pour débuter une série d’articles sur cette expérience très concrète qui est aujourd’hui la mienne : L’utilisation du Logiciel Libre industriellement dans une grande entreprise qui n’y est pas spécialement prédisposée.

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Choisir sa première distribution Linux

Comment choisir une distribution Linux ?

Pour les utilisateurs expérimentés la question ne se pose généralement pas. Ils ont leurs habitudes et quand ils en changent ils savent généralement pourquoi, et savent précisément quoi regarder pour choisir un candidat adapté à la situation.

Mais les quelque 250 distributions que référence distrowatch a largement de quoi perdre les nouveaux venus.

Trop de choix tue le choix

Les environnements Windows et Mac OS offrent finalement peu de choix à l’utilisateur.

Microsoft propose aujourd’hui trois systèmes (Windows 7, 8 et 10) qui proposent des expériences utilisateurs un peu différentes, le tout disponible en plusieurs variantes suivant le niveau d’option souhaité. Apple présentant une unique alternative à la quelle on adhère … ou non. Même si on gagne quelques options de configuration depuis la disparition du gourou monomaniaque de la pomme.

Alors quand on a plusieurs centaines de systèmes, possédant eux-mêmes plusieurs dizaines d’environnements de bureaux … ça fait beaucoup.

Deux cas typiques des débutant se démarquent alors :

  • Essayer de tester de nombreuses distributions, mais sans jamais vraiment en explorer une et apprendre à correctement l’utiliser
  • Essayer une petite distribution marante / prométeuse / spécialisé / révolutionnaire, qui aura une faible communauté et un support limité et parfois incertains

Restez simple

Prenez une grande distribution connue (Ubuntu, Mint, Debian, Open SUSE ou Fedora), qui fonctionne correctement sur votre matériel, et restez y le temps de découvrir

Toutes ces distributions ont énormément de point commun, et ce que vous apprendrez sur l’une d’elle sera appliquable sur une autre si, à l’usage, votre premier choix ne vous convenais pas.

Si quelqu’un vous aide dans votre découverte de ce monde particulier de l’informatique, essayez d’utiliser la même version que lui, ou en priorité la version qu’il vous conseillera.

Je ne sais plus utiliser Windows

Cela fait maintenant 10 ans que je suis utilisateur de «Linux». Et en tant que dépanneur informatique officiel de la belle famille, j’ai eu il y a peu mon avis à donner sur les ordinateurs, Windows, de deux de mes cousins par alliance.

Les ordinateurs, dont les antivirus n’ont plus d’abonnements depuis plus d’un an maintenant, souffrent de divers dysfonctionnement et ralentissement. Le diagnostic est simple, la solution moins.

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YouDrive.fr

Les publicités sont, parfois de façon étonnante, des grandes sources d’inspirations. C’est le cas notamment d’une publicité pour le service YouDrive

Après Amaguiz voici un nouvel assureur auto qui s’expérimente à la voiture connectée

On échange alors, contre un espionnage constant de plus ou moins d’informations sur notre conduite, une possible réduction de notre assurance auto.

Le tarif allant alors de -50% à +10%, le prix pouvant donc même augementé si vous ne conduisez pas correctement pour l’ordinateur chargé de vous contrôler

Comment ça fonctionne ?

Pas d’informations détaillées disponibles, surtout sur toutes les capacités d’espionnages de l’outil. Mais si l’on arrive à lire un peu entre les lignes , on arrive à en déduire quelques informations intéressantes.

L’espion est un petit boitier qui se connecte sur la prise ODB-II du véhicule, la vidéo de présentation indiquant également l’utilisation d’un GPS et d’un Accéléromètre. On notera aussi qu’il n’est jamais indiqué de besoin en smartphone.

Communication autonome

L’absence de smartphone indique que le système doit communiquer de façon autonome avec les serveurs de la société. Le plus probable étant une communication via le réseau GPRS avec une carte SIM dédiée.

Il communique donc quand il veut et ce qu’il veut, sans possibilité de contrôle par l’utilisateur.

Accéléromètre

Pas vraiment de reproche ici. C’est un capteur qui permet de connaitre la force des changements de vitesse et de direction.

Avec un peu d’intelligence, c’est le seul capteur qui me semblerait véritablement nécessaire ici

GPS

Pourquoi un GPS ?

Cet outil permet de connaitre sa position. Et même si l’on peu déduire des changements de position les changements de vitesse et les changements de direction, c’est déjà le rôle de l’accéléromètre.

On y trouve surtout le calcul des excès de vitesse, plus ou moins grand. Et donc de savoir ou vous vous trouvé, pour savoir à quelle vitesse vous êtes limité (et prier que leur carte des limitations de vitesse soit à jour)

L’assureur vous sanctionnant donc de façon automatisé pour vos manquements à la règlementation (On as trouvé mieux que les radars automatiques)

Reste le calcul des kilomètres pour les petits rouleurs.

Mais tout ceci est au prix de voir l’intégralité des trajets de son véhicule (et tout ce qui en est déductible, c’est à dire beaucoup de choses) que permet de capter un GPS.

La connexion à l’ODB

Le connecteur ODB-II, qui équipe tout les véhicules produient depuis 2005, permet un accès au réseau informatique embarqué dans toutes les voitures modernes.

Même si je peu supposer que le boitier y cherche ici essentiellement une source d’alimentation, c’est aussi une porte d’accès à beaucoup d’informations sur le fonctionnement et l’utilisation de votre véhicule

Et alors ?

Aujourd’hui annoncé comme une grande nouveauté, optionnelle, l’engouement des assureur pourrais rapidement imposer «de fait» ce type de mouchards qui en disent vite vraiment beaucoup sur notre vie de chauffeur.

Aucune garantie n’est donnée pour l’usager, et les assurances, société à but lucratif, n’ont elle même aucun intérêt à faire des cadeaux altruistes à leurs usagers

Je suis aujourd’hui opposé à ce type de boitier, et considère même que c’est un possible moyen d’atteinte massif à notre vie privée.