Archives de catégorie : Le libre numérique

Beaucoup de choses sur la liberté numérique. Ce flux est utilisé pour alimenter planet.april.org

J’ai teste WhatsApp … (pas longtemps)

Pour des raison professionnelles, j’ai régulièrement à faire à des applications non libres, voir parfois hostiles aux utilisateurs. Dans l’absolu, et tant que cela reste cantonné au cadre professionnel, je m’en accommode relativement bien (Si l’entreprise se trouve enfermé dans des format bureautiques propriétaire c’est son problème, pas le mien)

Aujourd’hui, dans le cadre de l’un de mes activité, on m’as proposé de rejoindre un groupe de discussion sur « WhatsApp », une très populaire application d’échange instantané. Ce n’est pas une application approuvé par l’entreprise, elle n’est utilisé par certains de mes collègue que par son coté populaire.

Malgré les problèmes d’éthique personnelles que cela me pose, le sujet abordé est interessant, et je décidais d’essayer ce réseau que je fuis de toute mes forces. (Spoil : Essais non concluant)

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Linky

Il est tout beau, il est tout neuf, il vient d’arriver chez moi … et ça fait longtemps que je dois vous en parler : Le nouveau compteur électrique français Linky.

Sujet sensible

Dans le monde du tout communiquant, le compteur a mauvaise publicité. Aussi omniprésent que l’électricité, et à cette place de choix qu’est l’entrée de notre domicile, l’utilisateur final a du mal à y voir son gain et le réfractaire voit là un mouchard imposé.
S’ensuivent des mouvements de protestation organisé qui multiplient les références aux aspects dangereux, aussi bien physiquement que pour notre vie privée, de l’outil, et recensent toutes les légendes urbaines pour éviter l’installation du vert intrus.

Des ondes négatives.

Premier point de discorde à propos de l’objet, les ondes qu’il produit pour communiquer avec le monde, qui à l’image des téléphones portables et des antennes wifi voudraient du mal à nos enfants et aux électrosensibles.
Il faut tout d’abord rappeler que tout appareil électrique produit des ondes électromagnétiques, et que c’est même l’un des principes essentiels de l’électricité.
Comme tout appareil électrique, et comme le «classique» compteur électronique, il produit (et transporte) donc des ondes électromagnétiques.

Compteur oui … mais communiquant

Dans la majorité du temps, le compteur se contente de compter, n’étant à ce moment pas très différent de son ancêtre blanc. Mais ce qui en fait sa particularité c’est que celui-ci communique, et qu’il est alors susceptible à ce moment de polluer (électriquement) plus. Deux point sonts alors important à prendre en compte.

Comment communique il ?

Le principe utilisé est le CPL, le courant porteur en ligne. Cette technique consiste à générer une «haute» (tout est relatif) fréquence qui va perturber juste assez le 50 Hz de notre réseau électrique pour être détecté par un capteur assez sensible, et réglé sur la bonne fréquence. Juste de quoi transmettre quelques centaines d’octets sur 300 ou 400 M de câbles d’alimentation électrique.
On est très loin des très hautes fréquences utilisée dans l’air des systèmes WiFi ou de téléphonie mobile. Et on se trouve même assez éloigné des systèmes CPL domestiques qui ont pour but de transmettre sur de longues périodes (quand ce n’est pas en continu) des milliards d’octets par secondes.

C’est quoi une communication pour Linky ?

Pour faire simple, en fonctionnement normal, Linky envoie l’équivalent de deux SMS, une fois par jour sur le réseau électrique. Moins de 2000 petit 1/0, qui lui prennent quelques secondes à transmettre une fois par jour. C’est très peu, surtout au vu des standards auquel nous somme habitué aujourd’hui.

Un mouchard à la maison

Mais parfois bien plus que les ondes électromagnétiques, c’est la problématique de la vie privée que je vois critiquée avec ce compteur, parfois même dans des proportions assez extrêmes.

Un compteur … qui compte

Le but d’un compteur, c’est de compter. Et donc de savoir combien vous avez consommé d’un moment A jusque à un moment B.
C’est une opération technique nécessaire, notamment pour des problèmes de facturation et de calcul de contraintes réseau. Et on trouve le même type de fonctionnement sur tout type de réseau (énergétique, télécommunication, transport …), c’est la nécessite du gestionnaire de réseau à savoir ce qu’il se passe chez lui pour faire les adaptations et les facturations nécessaires à la survie et l’évolution du réseau.

Quelques fonctions complémentaires

Le Linky apporte quelques possibilités supplémentaires par rapport à son prédécesseur.

  • Il sait compter dans les deux sens (Pour ceux qui consomment et produisent)
  • Il sait compter sur plusieurs plages horaires programmables, apportant plus de possibilités que le simple Heures pleines / Heures creuses
  • Il réagit et compte les problèmes sur le réseau électrique (avec la possibilité de couper l’alimentation pour protéger le réseau électrique du logement)
  • Il sait prendre le rôle du disjoncteur de tête
  • Il améliore la communication des indexe (de ses comptages)

Compteur communiquant

En un sens, ce n’est pas le premier compteur communiquant. Les «compteurs bleus électroniques» (qui sont en fait blanc) communiquent déjà pour la plupart sur un petit réseau spécialisé limité au bâtiment. Le technicien de relève venant alors au pied de l’immeuble, se branche sur le point de connexion à ce réseau pour relever les informations de tout les compteurs de l’immeuble.
C’est une opération qui se fait normalement deux fois par an.

Le Linky ne fait qu’améliorer ce système.

  • Il transmet les informations une fois par jour
  • Il les transmet au transformateur de quartier (ne se limitant pas au bâtiment), qui lui-même les renvoie (en GSM) au serveur national chez Enedis

Mais surtout :

  • Il le fait de façon sécurisée

Linky sécurisé

Contrairement au système actuel, le nouveau système améliore considérablement la sécurité.
Toutes les données sont chiffrées de bout en bout : Avant la sortie du compteur, et jusque aux serveurs Enedis. Serveurs eux même spécifiquement isolées et sécurisé dans une infrastructure validée par la CNIL. L’accès ne se faisant qu’avec habilitation spécifiques et authentification forte.

Le tout étant prévu pour évoluer, et suivre les évolutions technologiques en matière de sécurité, avec, entre autre, des mises à jours régulières des compteurs.

«Normal» diront certains, et je suis plutôt d’accord. Nous sommes sur un matériel conçus pour être sécurisé et pour respecter la vie privée, avec tout le suivi technique que cela implique, pour répondre aux impératifs de comptages de demain.

Mode diagnostique

Il existe un mode «diagnostique», qui ne peut être activé que sur accord explicite de l’utilisateur, qui permet d’avoir des relevés tout au long de la journée.
C’est un système de sonde réseau qui peu être utilisé pour diagnostiquer finement (un relevé toutes les 10 minutes) un problème spécifique (ce qui est déjà fait aujourd’hui par l’installation de sondes distincte du compteur).
Mais l’installation de sondes (indépendante du compteur) est déjà, avant Linky, réalisé pour diagnostiquer des problèmes atypiques sur le réseau. Le passage au système Linky change deux choses importantes :

  • C’est maintenant une chose plus simple et moins coûteuse
  • Les données récoltées sont bien mieux sécurisée et leur accès bien plus contraignant et réglementé. Le technicien chargé de l’analyse n’ayant accès qu’à des données partielles (qu’il ne peut pas sélectionner).

C’était mieux avant

Pourquoi donc avoir un nouveau compteur ?
Pourquoi a-t-on besoin maintenant d’avoir la consommation jour par jour, alors que l’on s’en est bien passé depuis plus de 70 ans ?

Car le monde évolue et la consommation d’énergie avec elle. Que les approximations suffisantes d’hier avec les mesures que l’on était capables d’avoir ne sont aujourd’hui plus assez précises dans un monde de plus en plus exigeant. Qu’aujourd’hui la technologie nous permet de le faire, alors qu’elle ne le pouvait pas hier.

Il n’arrivera pas chez moi !

Bon, le mien il est déjà arrivé.

Postscriptum

Entre deux mondes, salarié d’Enedis et engagé dans le milieu associatif libriste, les propos exprimé ici sont personnels et le sont en toute indépendance.

BASIC

Le langage de programmation BASIC a 53 ans.
Un langage populaire, et à une époque largement disponible, qui a la réputation d’être le langage de programmation qui a donné le plus de mauvais programme. Un langage simple, de haut niveau, qui, sans les faire nécessairement bien (je suis moi-même auteur de quelques affreusetées logiciels dans ce langage), permet juste aux utilisateurs de faire leurs programmes, de concevoir, bien ou mal, les bouts de codes dont ils ont besoins.

Ordinateur de poche

C’est pour moi le symbole d’une époque révolue où, loin des «stores» et des communications à hautes vitesses, les gens, même non informaticiens, pouvaient créer, et échanger, leurs petits bouts de code sans prétention. Où l’on livrait les machines avec à peine plus que quelques applications de base et surtout un langage de programmation accessible et un interpréteur pour ce langage.

Où est aujourd’hui ce monde ?

Android : La machine

C’est une «Lenovo Tab3 7 Essential», un modèle bas de gamme, présentant des caractéristiques modestes pour un tarif raisonnable, et qui devrait être bien suffisante pour mes essais.

Découverte

Pour moins de 100€ j’obtiens une petite boite, et quelques menus problèmes en caisse qui me rappel, si je venais à l’oublier qu’informatique et grande surface est un mauvais mariage.

  • 1 Gb de ram
  • 16 Gb de stockage
  • CPU Mediatek MT8127 1,3Gzh (Quad core)
  • Android 5.0
  • Écran 7″ 1024×600

Les caractéristiques sont en rapport du prix.

La boite contient sobrement : La tablette, Un chargeur type téléphone portable et son câble USB, ainsi que deux livrets, un pour la garantie, et un démarrage rapide très sommaire.
Sans fioriture, mais l’essentiel honorablement présent. Juste deux étiquettes promotionnelles, mettant en avant les caractéristiques essentielles de l’engin, qui sont dispensables.

Démarrage

La connexion d’un chargeur lui donne un sursaut, m’indiquant alors le niveau de batterie avant de repartir dormir.

Un appui bref la réveille, et la configuration initiale s’affiche.

  • La langue
  • La sélection du Wifi (que j’ignore, malgré un avertissement)
  • Le réglage de l’heure (avec un classement étrange des zones horaires)
  • Mon identité (Nom et Prénom)
  • Quelques questions de confidentialité sur les «Services Google»

Cette configuration initiale se poursuit par la demande de création d’un compte chez le constructeur (ce que je ne fait pas).

Petit tour du propriétaire

Bon, ça y est, après deux heures de déballages, à prendre des photos et à rédiger ces petites lignes (en essayant de les rendre digestes malgré leur intérêt) me voici enfin arrivé sur le système. Et même si pour le moment c’est tout joli, tout fluide, il faut bien avouer que ça fait pas grand-chose …

On trouve une flopée d’applications de toute sorte (dont un anti-virus) dont la majorité me demandent de configurer le Wifi. Il faut reconnaître que dans le lot beaucoup sont des applications Google prévue pour fonctionner avec les serveurs de la société (ce qui est on ne peux plus logique).

Mais que me reste il finalement ?

  • Une calculatrice simple
    Pratique. Les tablettes Apple n’en ont pas en natif et c’est un manque, mais ce n’est pas ce qui va m’occuper des heures
  • Chrome – Le navigateur web
    Super … quand j’aurais un serveur web sur la machine. Je sais même pas si ça existe.
  • Musique
    Première bonne nouvelle, et utile cette fois.
    Ça fait un peu gros comme lecteur de musique, et il faut voir si ça gère le FLAC, mais ça peu être utile.
  • Contact – Le carnet d’adresse
    Simple et utile. À voir ce que l’application a dans le ventre, mais ça fait partie des fonctions attendue d’un assistant électronique personnel

Bon, pour le moment, mis à part charger (lentement) elle ne sais pas faire grand-chose d’utile. Mais je ne suis qu’au tout début du potentiel d’exploration de cet univers.

Petit clavier

En attendant de pouvoir trouver comment faire avaler des applications à la tablette en l’absence de réseau (bah ouais, c’est le jeu) j’ai fait une petite expérimentation rapide : J’ai branché un clavier USB (via un petit adaptateur pour que ça se branche sur le connecteur Micro USB).

Et si le clavier fonctionne tout simplement (bon en QWERTY, mais j’ai vraiment pris 25 secondes pour tester), la souris aussi : Un petit pointeur apparais à l’écran et permet de manipuler la bête. On vois que l’interface n’est pas prévue vraiment pour, mais ça fonctionne quand même pas si mal.

Android qui est arrivé à m’arracher un premier vrai sourire. J’ai l’impression que je vais bien m’amuser finalement.

Android

Je suis depuis longtemps méfiant, voir simplement réfractaire à «Android», le système d’exploitation mobile de Google, société qui a des vues sur la vaste étendue de notre vie privée numérique.

Mais réflexion aidant (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit on bien), j’en arrive à reconsidérer quelque peu ma position.
Le marché actuel du mobile se resserre :

  • Apple semble aujourd’hui subir le contre coup de la disparition de son gourou, et manque clairement d’innovation.
  • Microsoft cherche la convergence entre les interfaces pour essayer de tirer le mobile avec le bureau ou ils sont rois. Ceci nous ramenant simplement à mes expérimentations sur Windows 10
  • Il existe bien quelques alternatives mais encore assez confidentielles
  • Une discussion récente (provoquée) arrive à la conclusion que le bon et le mauvais des systèmes Android ne se séparent peut-être finalement pas si mal

Et si finalement mon projet d’assistant numérique moderne se basais sur un Android, plutôt qu’un Gnu/Linux ?

L’exercice est différent, mais finalement presque plus intéressant :

  • Il me permet de découvrir ce système que je ne connais pas, mais pour le quel il regorge aujourd’hui de documentation
  • Une utilisation hors réseau d’un appareil souvent conçus pour ne jamais s’en détacher est un défi intéressant
  • Une petite tablette sous ce système se trouve aujourd’hui à des tarifs raisonnables pour ce type d’expérimentation

Original, ludique, instructif … voici qui me semble finalement un projet intéressant.

Mon sac

Vous me direz les sacs à main c’est des trucs de bonne femme, et c’est pas ma moitié qui fera mentir le préjugé. Mais elle n’est pas la seule à avoir son sac. Et si elle en a de nombreux en usage alterné (au point de parfois en changer plusieurs fois par jours) j’en ai moi-même un qui me suit dans la plus grande partie de mes déplacements.

Un «sac d’ordinateur» que je remplace au gré de leurs usures, et quand l’envie m’en prend. Ho pas la sacoche d’ordinateur typique que l’on trouve aux quatre coins de rue, mais un conteneur adapté à la survie en milieux urbains fait pour m’accompagner au quotidien avec un certain style.

C’est étonnamment un accessoire (utilitaire) esthétique au quel j’apporte beaucoup de soin. Compact, fonctionnel et esthétique, une sobriété avec une note d’originalité. Quelque chose de bien conçus pour transporter tout ce dont un geek hyperconnecté a besoin (soit parfois beaucoup de choses).

Mais voici que mon sac à dos me lâche brutalement, quelques minutes pour constater les dégâts immédiats et envisager un hacking au fil et à l’aiguille, mais c’est la fermeture éclair qui se décroche. Par expérience la couture ne tiendra pas, et d’autres problèmes apparaîtrons rapidement après l’application du patch.

Je vais devoir me trouver un nouveau compagnon de route, et sûrement rapidement, … mais demain c’est les soldes : Plein de monde dans les magasins à la recherche de LA bonne affaire. Tout sauf mon moment préféré pour aller faire les boutiques.

Déviance philosophique

Venant de remplacer mon téléphone, et celui de ma compagne, par des modèles pommés, cette dernière lui trouve un problème essentiel : L’acceptation de ce matériel dans certains milieux associatifs dans les quels nous circulons. C’est une idée que j’essaye d’exprimer depuis longtemps, et que Benjamin Bayart explique très justement comme de l’«Amilitantisme» (Vraiment, lisez le, il dit plein de bonnes choses.)

Pro et Anti

Alors que pour de nombreux mouvements (dont celui du Logiciel Libre et de la Liberté Numérique, que je connais finalement le plus) ont pour idée de pousser le monde vers quelque chose de différent et meilleur, on en arrive bien plus qu’à proposer des alternatives à critiquer et dénigrer les solutions non conforme à la philosophie défendue.

On passe de la Promotion d’une alternative, au dénigrement de technologies existantes. Et en soit d’une approche positive à une approche négative.

Tout accroc à la pureté de cette philosophie est rapidement vu comme un problème, une chose inavouable, inacceptable, voir intolérable pour les plus virulents.

Des petits cercles bien ronds …

Ces communautés, gommant toutes les aspérités de leurs adhérents, créent certes un exemple vivant du fonctionnement à 100% de cette philosophie, mais se coupent surtout de la réalité de toutes les personnes étrangères à cette philosophie.

Ces communautés deviennent des petites bulles bien lisses parfaitement closes, qui se coupent de la réalité. S’étonnant même du manque d’adhésion, par le plus grand monde, à cette philosophie qu’ils ne se contentent pas de promouvoir, mais qu’ils cherchent à imposer.

Privacy Digital Assistant

Alors que mes réflexions me portent sur les effets nocifs de l’hyper-connectivité de notre monde, mon esprit s’égare à imaginer les évolutions des «Personal Digital Assistant», fleuron des poches numérisée des années 90.

Qu’aurait pu donner la version 2016/2017 d’un Handled Pc, d’un Psion … Non pas ce qu’ils ont donné, mais ce qu’ils auraient pu.

En bref, quel pourrait être, avec les technologies actuelles, l’appareil dans cet esprit qui ne jouerait ni la surenchère technologique, ni l’hyper-connectivité, et qui aurait le bon ton de chercher à protéger notre vie privée.

Un «Privacy Digital Assistante» ou Gestionnaire Numérique de Vie Privée.

Cahier des charges

Simple

Un ordinateur est finalement un très bon idiot, il ne fait que ce qu’on lui demande avec la plus grande efficacité possible. Vouloir le rendre trop intelligent est souvent une erreur. Il devient plus difficile à comprendre et à vouloir en faire trop il en vient parfois à simplement faire mal : Combien de gens pestent contre la correction orthographique de leur téléphone portable qui parfois changent complètement le sens de leurs écrits ?

Un ordinateur simple, ce qui ne l’empêche pas d’être complet et efficace (bien au contraire), devient un assistant prévisible et fiable.

De plus un système simple qui ne fait pas une débauche de fonctionnalités peu permettre d’avoir un logiciel mieux optimisé et des besoins en ressources minimisé.

Ouvert et Standard

Toujours dans cette optique de simplicité, le système se doit d’être le plus standard et ouvert possible. Utilisant du logiciel libre audit-able, modifiable et corrigeable par les utilisateurs. Traitant des fichiers dans des formats standards et ouverts pour maximiser la simplicité de conservation et de traitement sur d’autres appareils.

Communication réduite

Ouvrir un appareil au monde, et le connecter de multiples façons, c’est lui permettre d’être à jour avec le monde. C’est lui permettre de communiquer les informations que l’on veux, mais aussi bien souvent celle que l’on ne veux pas (par malveillance ou inadvertance). Et si faire communiquer un appareil est le connecter au monde, c’est aussi connecter le monde, et toute l’hostilité dont il est capable, sur cet appareil.

Non contant de lui permettre, on oblige aujourd’hui les appareils à être «à jour» avec le monde. Un appareil «non à jour» est potentiellement vulnérable, et n’assure plus son rôle de protection des données privées qu’il contient. Pire : le matériel, souvent parfaitement saint, est souvent mis au rencard (ou au rebut) pour défaut de mise à jour logicielle, et d’adaptation au monde.

Pas de Wifi, Bluetooth, NFC, 3/4/5G ou autre systèmes de communication à la mode (ou non). Le tout est réduit au strict utile et essentiel : USB et Carte(s) mémoire(s) sont largement suffisants pour assurer toute la connectivité nécessaire hors de tout réseau.

Être déconnecté, en plus de réduire la nécessité des mises à jour et de limiter les vecteurs d’attaques de l’appareil, va restreindre les intérêts relatifs au pistage et à la publicité apporté par notre hyper-connectivité, mais aussi réduire la consommation d’énergie de notre appareil et augmenter son autonomie en mobilité.

Un compagnon du quotidien

Notre vie est de plus en plus mobile, et gérer ses informations personnelles ou que l’on soit est de plus en plus attendu. L’appareil se devrait donc d’être mobile, voir ultra-mobile. Un appareil pratique à utiliser, et que l’on puisse avoir avec soi le plus souvent possible. Idéalement qui puisse rentrer dans une (grande ?) poche.

Ajustements personnels

En un sens le format des Psion série 5 ou des Sony VAIO P, me semble très intéressant (même si je n’en ai jamais eu entre les mains et que je me fait peut être une mauvaise idée).

  • Format compact pour plus de mobilité
  • Écran de taille sympathique
    • La couleur n’est pas forcément nécessaire
    • Un bon trackpoint vaux mieux qu’un écran tactile
  • Un vrai clavier pour avoir un vrai confort de frappe

Réalisation

C’est une image très théorique que j’ai pour le moment d’un tel appareil, se basant essentiellement sur l’image que j’ai de machines passées.

Et même si un Raspberry Pi Zéro me semble avoir beaucoup d’atout pour constituer le centre nerveux d’un tel système (Compacité, puissance limité mais suffisante, connectivité limitée, matériel aujourd’hui courant, …) le reste du matériel (Écran, Clavier, …) me pose aujourd’hui bien plus de difficultés pour une concrétisation de cette idée.

D’autant plus pour arriver à quelques choses de compact et s’éloignant esthétiquement du bricolage sommaire.

Hyper Connectivité et Publicité

Quand je regarde notre monde numérique actuel, je suis un peu triste.

Triste qu’autant de capacité, qu’autant de possibilités qui s’offrent à nous dans ce monde, soient aussi mal utilisées. Que le formidable potentiel que représente notre technologie actuelle soit autant utilisé à l’encontre des utilisateurs ou de la bonne intelligence.

Un monde plein de potentiel

L’état de la technique nous permet de trouver des ordinateurs pour moins de 10€ (RaspberryPi Zero), en vente au grand publique, et tellement populaire que l’acquisition en est restreinte dans toutes les boutiques. Machine minimaliste par la taille (65x30x5mm) et par les capacités (1Ghz 512 Mo de Ram), mais capable d’innombrable choses en comparaison de ce que l’on pouvais faire il y a 20 ans (Le Psion série 5 de 1997 fonctionnais avec quelques dizaines de Mhz et 8 Mo de Ram).

Et si l’on prend un peu de recul par rapport à la course à la technologie actuelle, c’est simplement prodigieux : On peut aujourd’hui tous avoir accès à des puissances de calcul largement suffisante pour des quantités phénoménales d’usages. Et quand bien même on en arriverait à avoir des besoins véritablement importants, le prix de machines puissantes n’en reste pas moins assez abordable.

Hyper Connectivité

Aujourd’hui le maître mot est la «connectivité». Il faut communiquer, tellement communiquer que l’on en arrive à faire discuter tout avec n’importe quoi pour échanger des informations au mieux inutiles, voir, et surtout, qui n’aurait pas à l’être. On communique dans la seule finalité de communiquer jusque à l’overdose. Et si cela était à l’origine réservé aux ordinateurs, ça n’en est aujourd’hui qu’une part minoritaire.

Ordinateur, Téléphones, Tablettes, Automobile, Télévision, Radio, Consoles de jeu, … La maison connectée, et son électroménager n’en étant qu’a leurs débuts. L’objectif assumé du mouvement de «l’objet connecté» et de l’«internet des objets» étant de connecter tout ce qui pourrait l’être. L’humain l’étant lui même depuis longtemps.

Nous sommes dans un monde tellement connecté, et tellement dépendant de cette connectivité, que la plupart de ces appareils perdent une grande part de leurs fonctionnalités (quand ils ne deviennent pas simplement inertes) en cas d’absence de connexion. L’accès au réseau devient une dépendance maintenant vue comme vitale.

On délègue l’intelligence nécessaire à nos usages à un service distant hors de notre contrôle, alors que bien souvent nous sous exploitons ou simplement gaspillons celle que nous avons, chez nous et sous notre contrôle.

Notez que cette connectivité déplaçant de plus en plus le contrôle de l’utilisateur vers le constructeur, ce dernier à tout intérêt à vous en vendre : Cela augmente son contrôle et son pouvoir.

L’orgie publicitaire

Mais cette connectivité exacerbée ne vient pas seule. L’un des domaines les plus prolifiques de ces dernières années est la publicité. Et si le modèle traditionnel (Télévision, Radio, Journaux, Magasines et Affichage de rue) peu déjà se montrer envahissant, cette hyper-connectivité la rend omniprésente.

Tout ce matériel communiquant recueille d’énorme quantité d’informations sur vous dans le but de déterminer ce que l’on a le plus de chance d’arriver à vous vendre, et de vous renvoyer, partout ou vous pouvez être, et quoique vous fassiez, ces innombrables publicités.

Cette formidable capacité que nous avons entre les mains de pouvoir traiter de l’information et la communiquer est majoritairement utilisé contre leur utilisateur pour les rendre dépendants des constructeurs et distributeurs, et pour multiplier les espaces publicitaires.

Illustration

Un exemple d’illustration (Mais ils sont nombreux) : Le livre (électronique et connecté) par Amazon.

Dans l’absolu le livre électronique peut être une très bonne chose : On supprime tout les coût et les problèmes d’impressions (gestion de stock, nombre d’exemplaire limité, délais de livraison, …), on peut à moindre coût en faire une nouvelle édition corrigée, on a un document qui ne s’abîme pas, on peu facilement le dupliquer, et en transporter (même d’importantes quantités) prend physiquement un poids et une place individuelle négligeable.

La peur des chaînes de distributions de perdre le contrôle à mener à la création de la Gestion des Droit Numérique (DRM), préfèrent utiliser la technologie pour restreindre les possibilités des utilisateurs que de leur accorder leur confiance. Mais ce n’est pas le sujet (par ailleurs intéressant) de ce billet.

Le livre par Amazon a (au moins) deux caractéristiques intéressantes :

On peut déjà citer une affaire, célèbre à son époque, ou Amazon à prouver qu’ils contrôlés ces appareils au point de pouvoir en effacer certains documents de la mémoire (Ici deux livres de George Orwell).

La seconde caractéristique sont que, en l’échange d’une réduction possible de 10€ à l’achat de l’appareil, on bénéficie d’offres spéciales (l’option étant activable gratuitement pour ceux qui aurais pris l’appareil sans cette capacité). Concrètement, quand vous ne lisez pas, la couverture de votre livre affiche de la publicité pour les produits de son constructeur.

C’est beau la technologie.

Des solutions ?

Se couper de toute cette technologie permet d’échapper à ces désagréments, mais nous prive aussi de tout son potentiel. Et je sais qu’aujourd’hui certains s’y résignent simplement (dans une certaine mesure tout du moins), car c’est finalement la solution la plus simple, et celle qui demande le moins de connaissance techniques.

J’essaye pour ma part de naviguer au mieux dans ce monde.
Ma maîtrise, meilleur que la moyenne, de l’outil informatique me permet en même temps de profiter de cette technologie et d’esquiver une part de ces pertes de contrôles et de ce matraquage publicitaire.

Je milite, à mon niveau, contre ce fonctionnement nocif à notre monde moderne. Préférant notamment payer d’argent plutôt que de vie privée certains de mes services numériques.

Évoquant parfois, au détour d’une réflexion, mon échappée (tout du moins partielle) de cette folie mondiale …

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Les ordinateurs sont des machines électroniques, et le principe fondamental de leurs fonctionnements est le courant électrique présent (1) ou absent (0) de leurs différents composants élémentaires.

Ce fonctionnement à deux états, ou binaire, d’un ordinateur lui donne une affinité particulière pour les puissances de 2, qui sont pour la machine des chiffres «rond».
(2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024 2048 4096 8192 …)

Il est cependant rare, car cela ne reviendrait à compter que jusque 1, de faire un traitement avec un seul de ces éléments binaires (un Bit).
La convention étant de les regrouper par paquets de 8 pour constituer l’octet. 8 Bits = 1 Octet
Un octet pouvant contenir 2⁸ = 256 valeurs (de 0 jusque 255) différentes. Suffisamment pour faire des traitements intéressants.

Et si les traitements sont plus complexes ?
On multiplie les octets (par une puissance de 2) pour faire des «mots» de plusieurs octets.
Pour faire le parallèle avec mon article précédent, les CPU modernes traitent des mots de 2³ = 8 Octets = 32 Bits ou 2⁴ = 8 Octets = 64 Bits.

Une mémoire d’éléphant

Si quelques octets sont une valeur commode pour faire du traitement, cela devient vite étriqué quand il est nécessaire de faire du stockage, même de faible quantité.
Comme pour toutes unités modestes on utilise des multiples.

Mais si 1 km = 1000 m, 1 kg = 1000 g, 1 kw = 1000 w … cela est un peu moins simple dans le domaine de l’informatique.
Si l’on suit la logique humaine 1 ko = 1000 Octets, mais si on l’adapte à la logique informatique l’égalité 1 ko = 1024 Octets s’éloigne peu de la logique humaine, tout en étant bien plus facile à gérer par les ordinateurs.

On en arrive donc dans les années 80 à utiliser une logique informatique pour la multiplication des Octets.
1 ko = 1 024 Octet
1 mo = 1 024 ko = 1 048 576 Octets
1 go = 1 024 mo = 1 028 576 ko = 1 073 741 824 Octet

Le marché de l’octet

La logique informatique (Binaire) donne donc des «ko» plus gros que la logique Humaine (Décimale).
Mais il est commercialement plus rentable de vendre des «ko» plus petits, car cela permet d’en vendre plus : 7 % de plus par Gigaoctet (go) et 9 % par Téraoctet (to).

Les deux formats coexistant alors, avec des valeurs finalement différentes, avec des Kilos humains (1 ko = 1000 Octets) et des Kilos informatiques (1 ko = 1024 Octets).

Un nouveau système de notation a été définis, gardant les «ko», «mo», «go», «to» pour la notation humaine, et créant les «kio», «mio», «gio», «tio» pour la notation informatique. Ceci permettant une vraie distinction entre les deux valeurs, et évitant de bouleverser la notation commerciale.

Cette nouvelle notation, pour les kilos informatiques, n’est réellement utilisée que de façon exceptionnelle.