Windows 10

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Oui, je sais, moment de faiblesse.

Mais pour moi le côté sectaire de nombreux libristes apporte plus de négatifs que de positifs. Et avoir l’ouverture d’esprit de regarder ce qui se fait dans d’autres mondes me semble une chose bénéfique.

C’est donc dans cette optique de curiosité que j’ai installé, le plus respectueusement du monde, un Windows 10 dans une machine virtuelle sous mon Linux.

Booster au Daft Punk (je fais aussi de la découverte musicale), c’est armé de QEmu-Kvm que je m’attaque à cette installation. Je n’utilise pas virt-manager, ayant une préférence pour le travail fait à la main dans ce type de bricolage (si je devais vraiment faire les choses sérieusement, il en serait autrement).

Je crée un disque virtuel pouvant monter jusque 100 Gb, de quoi mettre le système un peu à son aise si je pousse un peu mes expérimentations. Je prends une image ISO officielle, directement chargée du site de l’éditeur, et me lance dans environ 20 minutes d’installation. Je n’ai pas de numéro de licence à fournir, et indique simplement d’ignorer ces étapes (il le demande deux fois).

Tout aussi religieusement, je vais explorer les méandres de l’assistant d’installation pour déconnecter une à une les différentes options d’«optimisation de l’expérience utilisateur» qui transmettent décidément beaucoup d’informations à Microsoft, et passe à coté de l’insistance du système à m’identifier par un compte utilisateur.

Après quelques messages m’invitant à patienter (et donc à profiter de ce qui reste de puissance de ma machine pour flâner sur le web), j’arrive sur le système

Bureau de Windows 10 (presque) sortis de la boite.
Bureau de Windows 10 (presque) sorti de la boite.

Quelques réglages de résolution, un peu d’exploration et je lance les mises à jour du système. Je configure correctement le clavier. Et j’arrive vite à une installation viable.

Le tout est propre, sobre, voire minimaliste. Une cohérence plaisante à l’œil.

La maitrise esthétique est millimétré, les premiers pas donnent une impression de cohérence, d’unité minimaliste. J’aime beaucoup personnellement.
Le menu «démarrer» évolue, devenant un compromis intéressant entre le menu classique, et les tuiles difficilement introduitent dans la version précédente.

Comme cela avait déjà été fait avec le vista / seven, cette version semble être la version largement terminée de Windows 8.

Oui mais ?

Ho oui, j’avoue qu’une telle interface est plaisante, et que j’apprécierais d’avoir quelque chose qui atteigne cette cohérence (du moins apparente sous ce système) sur ma Fedora.
Mais sans même y avoir passé plus d’une heure, j’en arrive à l’overdose.

J’ai déjà l’impression de passer mon temps à lutter contre le pistage et la mise en ligne de mes données. Le sentiment de fuite de données me semble tel que j’ai déjà l’impression de «payer» ce système juste avec mes données personnelles.

Ho, la plupart du temps, l’option pour ne pas utiliser de compte, ou limiter un peu la fuite de données existe.
Mais le tout est sournois. Toute cette maîtrise de l’ergonomie semble ici utilisée pour rendre juste assez invisible ces options.
Les informaticiens pointilleux et soucieux de leur vie privée trouveront assurément ces options, mais tout est fait pour que l’utilisateur moyen ne voit qu’une unique possibilité, sans même la vision d’une alternative.

J’en arrive à avoir le sentiment qu’une version déployée en entreprise (à ne pas confondre avec une simple version professionnelle) aurait finalement une meilleure chance d’être respectable, étant alors plus profondément modifiée pour éviter la fuite de toutes ces données, pouvant être tout à fait inacceptable pour l’entreprise.

L’utilisation d’une version d’entreprise ne sera de toute façon pas vraiment le choix de beaucoup de membres de grandes entreprises ou de grands groupes.
Mais l’utilisation d’une version grand public, qu’elle soit familiale ou professionnelle, me semble être bien trop peu sous la maîtrise de qui que ce soit à part l’éditeur pour être même tolérable.

Logique.
Oui, mais il est toujours bon de le vérifier et de se faire sa propre idée sur ce type de questions.
Ne pas simplement rester sur ces à priori.

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